Un média d’État libanais a annoncé qu’une frappe israélienne sur le sud du pays avait tué jeudi une femme, après qu’Israël a affirmé que le mouvement pro-iranien Hezbollah avait ciblé des soldats avec des drones dans la nuit.
L’agence de presse officielle libanaise ANI a fait état d’une série de frappes menées par l’armée israélienne, notamment sur la ville d’Arab Salim, où une femme «mariée depuis 48 heures» a été tuée et plusieurs autres personnes blessées.
L’armée israélienne a affirmé dans un communiqué avoir visé des «infrastructures du Hezbollah» dans le sud du Liban, notamment des sites de stockage d’armes.
Selon le communiqué, les frappes ont été menées «en riposte» au lancement par le Hezbollah de «deux drones explosifs» dans la nuit en direction de soldats israéliens opérant sur la crête d’Ali al-Taher. Aucune victime n’a été signalée côté israélien.
Ces derniers jours, Israël a intensifié ses attaques contre le sud du Liban, en particulier dans la région de Nabatiyé, où se trouve la crête stratégique d’Ali al-Taher.
Les autorités israéliennes avaient précédemment affirmé que des combattants du Hezbollah étaient retranchés dans des «infrastructures terroristes souterraines» de la région.
Le 15 août, le Liban avait fait état de 11 morts, dont plusieurs enfants, dans des frappes israéliennes, les attaques les plus meurtrières depuis la conclusion en juin d’un accord-cadre avec Israël sous parrainage américain.
L’armée israélienne avait de son côté indiqué avoir lancé des raids en réponse à une attaque du Hezbollah.
Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en menant des frappes sur Israël le 2 mars en soutien à Téhéran, déclenchant des bombardements aériens israéliens massifs et une offensive terrestre qui ont fait plus de 4 300 morts, selon les autorités libanaises.
Si les violences ont diminué depuis la signature de l’accord-cadre en juin, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et dénonce des destructions de maisons dans le sud du pays, où Israël a établi une «zone de sécurité» dans laquelle son armée est déployée.
L’accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif israélien du sud du Liban et le déploiement de l’armée libanaise dans la région.
Le Hezbollah s’oppose aux négociations entre Israël et le Liban, dont un huitième cycle doit se tenir à Rome début septembre.
