Une délégation qatarie est arrivée vendredi à Téhéran pour des «discussions» avec des responsables iraniens, a rapporté un média d’État iranien, alors que des efforts diplomatiques sont en cours pour relancer les négociations de paix avec les États-Unis.
Selon l’agence de presse officielle IRNA, la délégation qatarie, conduite par un haut conseiller du premier ministre et ministre des Affaires étrangères du Qatar, est arrivée à Téhéran pour rencontrer de hauts responsables de la République islamique et discuter des «relations bilatérales entre l’Iran et le Qatar, ainsi que des développements régionaux».
Cette visite intervient un jour après que des médias iraniens ont rapporté que Téhéran avait reçu une lettre du vice-président américain JD Vance adressée au secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaï.
Le Wall Street Journal a rapporté que cette lettre portait sur un éventuel cadre de négociations plutôt que sur des conditions précises en vue d’un accord de paix.
Le New York Times a indiqué que la lettre avait été envoyée par l’intermédiaire de médiateurs qataris.
Le conflit au Moyen-Orient a débuté le 28 février avec des frappes américano-israéliennes contre l’Iran.
Téhéran a riposté par des attaques contre Israël et des installations américaines dans toute la région, tout en restreignant le trafic maritime dans le stratégique détroit d’Ormuz.
Le Qatar et le Pakistan jouent un rôle de médiateurs dans les efforts visant à relancer les négociations de paix, après un accord de cessez-le-feu conclu en avril. Mais ces démarches n’ont pas abouti à un accord durable.
Mercredi, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a déclaré que Téhéran discutait avec les deux médiateurs d’un plan visant à mettre fin au conflit et à rouvrir le détroit.
Dans le même temps, les États-Unis ont imposé un blocus des ports iraniens, restreignant davantage la capacité de Téhéran à exporter son pétrole et à commercer.
Téhéran exige que Washington accepte sept conditions pour la réouverture du détroit, notamment un cessez-le-feu dans l’ensemble du Moyen-Orient, le dégel des avoirs iraniens à l’étranger, la levée des sanctions visant son secteur pétrolier et la fin du blocus naval américain.
