Un homme déguisé en Donald Trump arpente une cellule surplombant une place de Téhéran, suscitant la curiosité de nombreux passants: l’Iran a dévoilé cette semaine sa dernière installation visant à discréditer le président américain.
Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, déclenchée par des frappes israélo-américaines contre Téhéran, la République islamique a multiplié les opérations de communication visant à dénigrer les États-Unis, notamment avec de grandes fresques murales ou des vidéos d’animation façon Lego.
Dernière action en date: la mairie de Téhéran a installé cette semaine sur la place Tajrish, dans l’un des quartiers huppés du nord de la capitale, un panneau en hauteur sur lequel est installée une petite cellule de prison.

À l’intérieur, un homme vêtu d’un costume et d’une cravate rouge et portant un masque en latex du président américain, ainsi qu’un lit et des sanitaires.
À côté, un écran diffuse des messages dénonçant «les crimes de guerre» dont l’Iran accuse les États-Unis dans le cadre du conflit.
De nombreuses personnes réunies sur la place Tajrish ont pris, tout sourire, des égoportraits devant l’installation et plaisanté avec le faux Donald Trump.
«Ne vous inquiétez pas, nous allons payer votre caution et vous faire libérer !», lance un homme.
«Trump, cette fois, nous allons te tuer !», menace un autre.
Selon des médias proches du pouvoir, l’installation doit être en place en continu, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

Avec cette campagne, la municipalité de Téhéran a indiqué vouloir rappeler aux Iraniens la nécessité de justice.
Depuis la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour du conflit, la République islamique présente le président américain comme un «criminel» et ne cesse d’afficher sa volonté de se venger.
L’Iran accuse en outre les États-Unis d’avoir délibérément visé des sites civils pendant le conflit, notamment une école et une cérémonie de mariage dans le sud du pays, faisant des dizaines de morts parmi les enfants et les femmes.
