Donald Trump a tenu lundi une réunion sur l’Iran où une proposition iranienne a été discutée, a confirmé la Maison Blanche, tandis que les négociations piétinent sur le cessez-le-feu et la réouverture à la navigation du détroit d’Ormuz.
Selon le site Axios, l’Iran a transmis aux États unis une nouvelle proposition visant à rouvrir le détroit d’Ormuz et mettre fin au conflit, et, à une date ultérieure seulement, négocier sur le dossier nucléaire.
«Je peux confirmer que le président a rencontré son équipe de sécurité nationale ce (lundi) matin» et «la proposition (iranienne) a été discutée», a déclaré la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt, confirmant ces informations de presse.
«Les lignes rouges du président concernant l’Iran ont été très clairement établies», a-t-elle ajouté lors d’un point presse.
Interrogé lundi par Fox News, le secrétaire d’État Marco Rubio a, lui, déclaré que les propositions iraniennes sur le détroit d’Ormuz ne répondaient pas aux demandes américaines.
«Si ce qu’ils (les autorités iraniennes) entendent par +ouvrir le détroit+, c’est: oui, le détroit est ouvert à condition que vous vous coordonniez avec l’Iran, que vous obteniez notre autorisation, sinon nous vous ferons sauter et vous devrez nous payer, alors ce n’est pas ouvrir le détroit», a-t-il affirmé.
«Ils ne peuvent pas normaliser — et nous ne pouvons pas tolérer qu’ils tentent de normaliser — un système dans lequel les Iraniens décident qui a le droit d’utiliser une voie navigable internationale, et combien vous devez leur payer pour l’utiliser», a ajouté le chef de la diplomatie américaine.
Les tentatives de relance des discussions ébauchées début avril au Pakistan ont pour l’instant échoué face à la fermeté affichée des protagonistes.
Le président russe Vladimir Poutine a rencontré lundi le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi, qui poursuit un ballet diplomatique destiné à recueillir des soutiens face au conflit lancé par Washington et Israël, après un rendez-vous manqué entre responsables américains et iraniens à Islamabad.
