Donald Trump a assuré vendredi à l’AFP qu’un accord avec l’Iran était «très proche», déclarant qu’il ne restait plus de «points de blocage» entre Washington et Téhéran.
«Nous sommes très proches d’obtenir un accord», a dit le président américain, joint par téléphone. À la question de savoir s’il restait des désaccords entre les deux pays, le président américain a répondu: «pas de points de blocage».
«Nous sommes très proches. On dirait que cela va être très positif pour tout le monde. Et nous sommes sur le point de conclure un accord», a-t-il déclaré lors d’un bref entretien téléphonique depuis Las Vegas.
Interrogé sur la raison pour laquelle il n’avait pas encore annoncé d’accord après ces messages optimistes, Donald Trump a répondu qu’il souhaitait d’abord un accord écrit.
«Je veux que ce soit mis par écrit», a-t-il dit.
Auparavant, le président avait salué sur son réseau Truth Social l’annonce par l’Iran de la réouverture du détroit d’Ormuz, une voie maritime cruciale pour le commerce mondial et contrôlée par Téhéran.
«Merci!», a-t-il écrit dans un message ayant suivi cette annonce, avant de préciser que le blocus américain sur les ports iraniens resterait cependant en vigueur jusqu’à ce qu’un accord avec l’Iran «soit achevé à 100%».
Il a également affirmé que l’Iran avait accepté de «ne plus jamais fermer le détroit d’Ormuz».
«Ce ne sera plus utilisé comme arme contre le monde!», s’est-il félicité.
En outre, Téhéran «a retiré, ou est en train de retirer, toutes ses mines marines» dans le détroit, «avec l’aide des États-Unis», a assuré le président américain, sans toutefois fournir de détails.
Par ailleurs, les États-Unis obtiendront selon lui «toute la poussière nucléaire» iranienne, le terme qu’il utilise pour désigner les stocks d’uranium enrichi, sans qu’aucune somme d’argent ne soit échangée «de quelconque manière» pour cela.
Le média américain Axios avait rapporté plus tôt que les États-Unis envisageaient de dégeler 20 milliards de dollars de fonds iraniens en échange des stocks d’uranium enrichi détenus par Téhéran.
«Rendre sa grandeur au Liban!»
L’accord en vue avec l’Iran n’est toutefois pas lié à celui entre Israël et le Liban, a précisé Donald Trump.
«Les États-Unis vont, séparément, travailler avec le Liban et s’occuper du Hezbollah (sic) de manière appropriée», a-t-il déclaré.
Mais en attendant, «Israël ne bombardera plus le Liban», a précisé le président américain.
«Ils ont INTERDICTION de le faire de la part des États-Unis. Ça suffit!!!», a-t-il écrit.
«Nous allons RENDRE SA GRANDEUR AU LIBAN!», a ajouté Donald Trump dans un message ultérieur, reprenant son slogan Make America Great Again.
Dans ses nombreux messages, Donald Trump en a aussi profité pour brocarder à nouveau ses alliés de l’OTAN, qui n’en ont pas fait assez selon lui pour soutenir les États-Unis dans le conflit contre l’Iran.