Donald Trump a publié mardi sur son réseau Truth Social une carte montrant le détroit d’Ormuz et le décrivant comme un «nouveau territoire américain», reprenant ainsi une idée déjà exprimée ces derniers jours.
Le président avait pour la première fois parlé de «territoire américain» à propos de cette artère commerciale stratégique la semaine dernière, pendant un réunion et sur un ton qui laissait penser à une plaisanterie.
Le républicain est revenu à la charge lundi pendant un échange avec des journalistes dans le Bureau ovale, en estimant que ce serait une «très bonne idée».
Ce n’est pas la première fois que Donald Trump, confronté à un obstacle de politique étrangère, lance ainsi une suggestion surprenante ou menaçante d’annexion d’un territoire étranger.
Depuis son retour au pouvoir, il a menacé de faire du Canada le «51e» État américain, de s’emparer du Groenland et même évoqué une prise de contrôle de la bande de Gaza, sans passer à l’acte.
Sa suggestion concernant Ormuz intervient alors qu’une issue pacifique au conflit entre l’Iran et les États-Unis semble plus lointaine que jamais.
Il y a 60 jours, les deux belligérants avaient signé à grand bruit un protocole d’accord censé déboucher sur un règlement durable, mais qui n’a rien donné.
Washington et Téhéran posent des conditions à priori irréconciliables à la réouverture du détroit, passage névralgique pour le commerce mondial de pétrole.
