Le président américain Donald Trump a affirmé lundi qu’il serait «long et difficile» d’exhumer le stock d’uranium de l’Iran, dont la localisation reste incertaine depuis les frappes américaines contre les sites nucléaires iraniens.
Vendredi, il avait pourtant déclaré que l’uranium iranien serait rapporté «sous peu» aux États-Unis.
«L’opération Marteau de minuit a mené à l’anéantissement complet et total des sites de poussière nucléaire en Iran. C’est pourquoi la déterrer sera un processus long et difficile», a écrit Donald Trump sur son réseau Truth Social lundi dans la soirée.
Le dirigeant américain utilise l’expression de «poussière nucléaire» pour désigner à la fois les stocks d’uranium enrichi de l’Iran mais aussi parfois pour désigner le matériel nucléaire enfoui lors des frappes américaines sur l’Iran en juin 2025.
Américains, Israéliens et Européens soupçonnent de longue date les Iraniens de vouloir se doter de l’arme nucléaire, ce que Téhéran a toujours démenti, défendant un droit à l’enrichissement pour un usage civil.
Son programme nucléaire a été gravement endommagé à l’issue du conflit des 12 jours de juin 2025 et de l’intense campagne de frappes américano-israéliennes de ces dernières semaines.
Donald Trump a assuré jeudi que l’Iran avait accepté de céder son uranium enrichi, l’une de ses exigences pour un accord avec Téhéran.
«On va aller le chercher, on va le rapporter aux États-Unis sous peu», a-t-il déclaré le lendemain à une foule de partisans en Arizona.
L’Iran a, lui, nié avoir accepté ce transfert. «L’uranium enrichi de l’Iran ne sera transféré nulle part», a dit le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, cité par la télévision d’État.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril entre l’Iran et les États-Unis, après plus d’un mois de conflit qui a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l’économie mondiale. Il doit expirer mercredi soir, a déclaré Donald Trump à l’agence Bloomberg, au moment où l’incertitude entoure une possible reprise des pourparlers entre Téhéran et Washington au Pakistan.
