Donald Trump a affirmé mercredi qu’à sa demande, les autorités iraniennes avaient renoncé à exécuter huit manifestantes, et a assuré que quatre d’entre elles seraient libérées immédiatement et que les quatre autres femmes seraient condamnées à un mois de prison.
«Très bonne nouvelle», s’est félicité le président américain sur son réseau Truth Social, en ajoutant: «Je suis très reconnaissant à l’Iran, et à ses dirigeants, d’avoir respecté ma demande.»
Téhéran avait démenti mardi que plusieurs femmes soient menacées de la peine de mort: «Trump a une fois de plus été induit en erreur par de fausses informations. Parmi les femmes présentées comme étant sur le point d’être exécutées, certaines ont été libérées, tandis que d’autres font l’objet de poursuites susceptibles d’entraîner tout au plus une peine de prison», avait indiqué Mizan, l’organe de presse du pouvoir judiciaire iranien.
L’AFP n’a pas été en mesure de confirmer indépendamment ces menaces d’exécution, ni l’identité de toutes les femmes dont le président américain a reproduit les photographies en appui de sa demande, faite mardi sur sa plateforme Truth Social.
"I would greatly appreciate the release of these women." pic.twitter.com/Ybg2OITyW9
— Eyal Yakoby (@EYakoby) April 21, 2026
Il y avait republié mardi un message émanant du compte X d’un militant appelé Eyal Yakoby, contenant les photographies de huit femmes non-identifiées, avec ce message: «La République islamique d’Iran se prépare à pendre huit femmes».
Masih Alinejad, une opposante iranienne basée aux États-Unis, a publié sur X huit noms de femmes, toutes arrêtées selon elle en lien avec les manifestations de janvier, réprimées dans le sang.
«Dites leurs noms», a écrit la militante, affirmant que l’une des femmes arrêtées était âgée de 16 ans.
Une autre est Bita Hemmati, condamnée à la peine capitale pour avoir jeté des blocs de béton depuis un immeuble sur des forces de sécurité lors des manifestations, selon plusieurs organisations de défense des droits humains.
Dans un rapport publié mi-avril, l’ONG Hengaw, basée en Norvège, a publié un cliché de Bita Hemmati identique à l’une des huit photographies republiées par Donald Trump.
Selon l’organisation, une autre de ces photographies représente Mahboubeh Shabani, 32 ans, condamnée à mort pour «avoir lancé une guerre contre Dieu» après avoir transporté des manifestants blessés sur sa moto à Mashhad et désormais emprisonnée dans cette ville du nord-est.
Eyal Yakoby, qui se présente sur X comme futur étudiant du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), publie de nombreux contenus soutenant l’opération militaire israélo-américaine en Iran et critiquant les mouvements de mobilisation propalestiniens.
