🌍 Conflit au Moyen-Orient

Transfert des Gazaouis: le Hamas appelle à s’opposer aux déclarations israéliennes «dangereuses»

Il a appelé «les pays arabes et les pays musulmans à agir de façon déterminée et unie pour faire face à ces plans».

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L'armée israélienne démolit des bâtiments à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, vendredi 4 septembre 2026. L'armée israélienne démolit des bâtiments à l'est de Khan Younis, dans le sud de la bande de Gaza, vendredi 4 septembre 2026. (Abdel Kareem Hana/AP Photo/Abdel Kareem Hana)

Le Hamas a exhorté vendredi les pays arabes et musulmans à s’opposer aux récentes déclarations de ministres israéliens appelant à vider Gaza de sa population palestinienne et à la transférer à l’étranger.

Ces propos reflètent «les plans extrêmement dangereux» d’Israël pour ce territoire palestinien ravagé par la guerre, a estimé dans un communiqué le porte-parole du mouvement islamiste, Hazem Qassem.

Il a appelé «les pays arabes et les pays musulmans à agir de façon déterminée et unie pour faire face à ces plans, et à prendre des mesures efficaces pour les mettre en échec».

Jeudi, le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben Gvir, responsable de la Sécurité nationale, a présenté une proposition, à quelques semaines des législatives, visant à faire partir les quelque deux millions d’habitants de Gaza au cours des sept prochaines années.

«On doit pousser à l’émigration des habitants de Gaza», a-t-il déclaré, promettant notamment des aides financières aux pays qui les accueilleraient.

Mercredi, c’est le ministre de la Défense Israzël Katz qui avait évoqué cette idée, estimant qu’il n’existait «pas de véritable solution pour Gaza sans cette migration» de sa population vers l’étranger.

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.

Ces prises de position interviennent en pleine campagne électorale en Israël, une période marquée par une surenchère des discours hostiles à l’égard des Palestiniens. Aucune mesure concrète visant à transférer les habitants de Gaza vers l’étranger n’a été annoncée à ce jour par le gouvernement israélien.

Le déplacement forcé d’une population civile est un crime de guerre au regard du droit international.

À Gaza, la plupart des habitants ont déjà été déplacés à l’intérieur du territoire par la guerre destructrice lancée par Israël après les attaques sans précédent du 7 octobre 2023 menées par le Hamas qui ont fait plus de 1200 morts sur le sol israélien.

Depuis trois ans, plus de 73 000 personnes ont été tuées par l’armée israélienne à Gaza, selon le ministère de la Santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies.