Conflit au Moyen-Orient

Tout accord de paix «qui préservera le régime échouera», selon le fils de l’ex-chah d’Iran

«Le peuple iranien ne l’acceptera pas. Avec ou sans soutien international, le peuple iranien renversera ce régime.»

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Reza Pahlavi, fils exilé du shah Reza Pahlavi, s'exprime lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le jeudi 23 avril 2026. Reza Pahlavi, fils exilé du shah Reza Pahlavi, s'exprime lors d'une conférence de presse à Berlin, en Allemagne, le jeudi 23 avril 2026. (Markus Schreiber/AP)

Le fils du chah déchu d’Iran, Reza Pahlavi, a estimé mardi que tout accord avec la République islamique était voué à l’échec, au moment où Washington se prépare à une cérémonie de signature avec l’Iran.

«Tout accord qui préservera ce régime ou ses vestiges échouera. Le peuple iranien ne l’acceptera pas. Avec ou sans soutien international, le peuple iranien renversera ce régime», écrit Reza Pahlavi sur le réseau social X. «J’ai clairement indiqué que traiter avec un régime qui a tué plus de 40 000 Iraniens en janvier n’est pas seulement moralement condamnable, mais aussi une erreur stratégique», a-t-il ajouté, en référence aux manifestations réprimées dans le sang en début d’année.

Téhéran et Washington ont annoncé lundi être parvenus à un cadre d’accord pour mettre fin au conflit qui avait été déclenché par l’attaque américano-israélienne le 28 février. Il doit être signé officiellement en Suisse vendredi.

Trump assure que le détroit d’Ormuz sera «complètement ouvert» vendredi Donald Trump a assuré lundi que le détroit d’Ormuz, artère essentielle pour le commerce mondial de pétrole brut, serait «complètement ouvert» vendredi.

«Nous en subirons tous les conséquences», a encore averti Reza Pahlavi, qui s’exprimait après avoir rencontré des parlementaires britanniques à l’occasion d’une visite à Londres.

L’héritier de 65 ans, dont le père Mohammad Reza Pahlavi a été renversé par la Révolution islamique de 1979, s’est dit prêt à diriger une transition si la République islamique tombait. Il a encouragé Israël et les États-Unis à mener le conflit en Iran, suscitant la division.

Exilé aux États-Unis, Reza Pahlavi ne représente toutefois qu’un des nombreux groupes de la diaspora iranienne, souvent en conflit ouvert entre eux. Et il n’est pas parvenu à obtenir la reconnaissance du président américain Donald Trump, qui a exprimé à plusieurs reprises son scepticisme quant à sa capacité à diriger l’Iran.

Le règne autocratique et répressif de son père, avec lequel il n’a pas pris ses distances, lui vaut de nombreuses inimitiés.