🌍 Conflit au Moyen-Orient

Sanctions contre les compagnies iraniennes: des agences de voyage cherchent des alternatives

Plusieurs agences en Irak envisagent de proposer des voyages par la route, même si les temps de trajets vont s’allonger.

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Sur cette photo d'archive datée du 28 décembre 2005, un avion d'Iraqi Airways est stationné sur le tarmac de l'aéroport international de Bagdad. (Photo AP/Khalid Mohammed, archive) In this Dec. 28, 2005 file photo, an Iraqi Airways plane sits on the tarmac at Baghdad International Airport. (AP Photo/Khalid Mohammed, File)

Les récentes sanctions américaines visant les compagnies aériennes iraniennes obligent des agences de voyages en Irak, leur principal destinataire, à trouver des alternatives, comme de longs trajets par la route vers le pays voisin.

Le gouvernement américain a placé sur liste noire les compagnies aériennes iraniennes et menace également de sanctionner toute organisation travaillant avec elle.

Afin de ne pas s’exposer à des sanctions, l’Irak va suspendre les vols des compagnies iraniennes, ont indiqué à l’AFP des sources gouvernementales, ainsi qu’un haut responsable.

Le gouvernement irakien n’a pas encore confirmé officiellement, ni dit quand l’interdiction entrera en vigueur.

Mardi, la plupart des vols restaient par exemple programmés à l’aéroport de Najaf (sud), selon les données de FlightRadar.

L’Irak est l’une des principales destinations pour les compagnies iraniennes, qui transportent principalement des pèlerins irakiens voyageant vers les villes saintes d’Iran ou des Iraniens visitant les lieux sacrés en Irak.

Ces sanctions, alors que les compagnies aériennes irakiennes ont cessé de desservir l’Iran en février en raison du conflit au Moyen-Orient, risquent de peser lourd sur les agences de voyages.

À Najaf, «la plupart des agences de voyages de la ville dépendent de la réservation de vols», a déclaré à l’AFP l’agent Haidar Shamaa.

Plusieurs agences envisagent de proposer des voyages par la route, même si les temps de trajets vont s’allonger, ont indiqué M. Shamaa et d’autres agents.

Un voyage vers la ville sainte iranienne de Qom, accessible en quelques heures par avion, prendra plus de douze heures par la route depuis la frontière. D’autres destinations sont encore plus éloignées.

Mustafa Majid s’attend à subir de lourdes pertes en raison de l’interdiction américaine, son agence de voyages à Najaf traitant exclusivement avec les compagnies aériennes.

«Notre travail pourrait s’arrêter», redoute-t-il.

Un autre agent à Bagdad souligne que, même sans la confirmation officielle des autorités, il «ne réserve plus de vols».