L’émir du Qatar cheikh Tamim ben Hamad al-Thani et le président iranien Massoud Pezeshkian ont fait le point mardi à Moscou sur le conflit au Moyen-Orient, en marge d’un sommet sur l’énergie, a indiqué Doha.
Les deux hommes ont «passé en revue l’évolution de la situation régionale, notamment les derniers développements concernant les négociations, le détroit d’Ormuz et l’approvisionnement énergétique», selon un communiqué qatari officiel.
La rencontre a eu lieu en marge du sommet des pays exportateurs de gaz dans la capitale russe, au lendemain d’une visite à Téhéran de hauts responsables d’Arabie saoudite, du Pakistan et de la Turquie, visant à discuter des moyens d’empêcher un retour aux affrontements régionaux, après une série de menaces israélo-américaines contre Téhéran.
La télévision d’État iranienne a dit de son côté que les deux dirigeants avaient discuté de «l’état actuel des relations» bilatérales, soulignant «l’importance d’approfondir les liens politiques et économiques» entre les deux pays.
Le Qatar a pris part, ces derniers mois, aux efforts de médiation visant à mettre fin au conflit, déclenché fin février par des frappes conjointes des États-Unis et d’Israël contre l’Iran, qui a riposté en visant notamment les pays du Golfe alliés de Washington.
Les discussions lundi avec les responsables saoudien, pakistanais et turcs, ont été qualifiées de «très bonnes» par Téhéran qui a fait état d’un rejet commun de toute ingérence étrangère dans la région.
Un responsable du ministère qatari des Affaires étrangères a affirmé mardi que la région avait besoin d’un nouveau cadre de coopération en matière de sécurité.
«La balle est maintenant dans le camp de l’Iran, qui doit s’engager à respecter ces principes et démontrer sa bonne foi», a déclaré Ibrahim Al-Hashmi, lors d’un point de presse à Doha.
«On a entendu des déclarations positives de la partie iranienne (…) Mais elle doit encore démontrer sa bonne foi, arrêter de menacer les pays de la région et rouvrir le détroit d’Ormuz pour que tous ces efforts mènent à la sécurité et la prospérité de la région», a-t-il ajouté.
