Conflit au Moyen-Orient

Premières funérailles collectives de combattants du Hezbollah au Liban

Il s’agit des funérailles de 15 combattants et d’un civil dans le village de Qlaylé et de 29 autres combattants dans le village de Kfarsir.

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Un homme pleure devant le cercueil d'un combattant du Hezbollah tué lors de la guerre entre le Hezbollah et Israël, lors d'un enterrement collectif dans le village de Bazouriyeh, au sud du Liban, le lundi 20 avril 2026. Un homme pleure devant le cercueil d'un combattant du Hezbollah tué lors de la guerre entre le Hezbollah et Israël, lors d'un enterrement collectif dans le village de Bazouriyeh, au sud du Liban, le lundi 20 avril 2026. (Mohammed Zaatari)

Le Hezbollah pro-iranien a organisé mardi des funérailles collectives dans un village du sud du Liban pour 14 combattants tués lors du conflit de plus de six semaines avec Israël.

Un cessez-le-feu de 10 jours émaillé de nombreux incidents est entré en vigueur vendredi entre Israël et le Hezbollah, et doit expirer dimanche soir.

Dans le village de Kfarsir, dans la région de Tyr, les cercueils de 14 combattants, entourés du drapeau jaune de la formation islamiste, ont été acheminés sur un énorme camion, selon l’équipe de l’AFP sur place.

Des habitants étaient massés sur la place du village, ornée de portraits des «martyrs», pour accueillir le convoi. Et des femmes en pleurs lançaient depuis leurs balcons des pétales de rose.

Le mouvement pro-iranien n’a pas révélé le nombre total de ses pertes dans les frappes d’Israël et les combats avec ses troupes qui ont pénétré dans des secteurs du sud.

Guerre en Iran: encore loin d’un accord de paix Le président américain Donald Trump a devancé la fin du cesse-le-feu avec l’Iran à mercredi plutôt que jeudi.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, quatre combattants du Hezbollah avaient déjà été enterrés lundi, a constaté un photographe de l’AFP, en présence de dizaines de proches et partisans, y compris des femmes et des enfants, portant les portraits des défunts.

Trois autres membres du groupe avaient eux été enterrés lundi dans trois localités de la Békaa, dans l’est du pays, selon la chaîne al-Manar affiliée au Hezbollah.

Certains de ces combattants tués pendant le conflit avaient d’abord été inhumés temporairement ailleurs, un rite musulman chiite autorisé en cas de circonstances exceptionnelles.

Israël dit avoir frappé une position du Hezbollah

L’armée israélienne a annoncé mardi avoir frappé une position du mouvement islamiste pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban en riposte à des tirs de roquettes vers ses soldats déployés dans cette région.

«Il y a peu de temps, l’organisation terroriste Hezbollah a lancé plusieurs roquettes en direction de soldats de Tsahal opérant au sud de la ligne de défense avancée, dans la région de Rab el-Thalathine», localité du sud du Liban situé à moins de 3 km de la frontière israélienne, indique un communiqué militaire.

«En réponse, Tsahal a frappé le lanceur à partir duquel les roquettes ont été tirées», ajoute le texte.

L’armée a aussi affirmé qu’un drone tiré du Liban avait été «intercepté avant de pénétrer dans le territoire israélien», ce qui avait provoqué des sirènes d’alerte dans deux localités du nord d’Israël, et condamné des «violations flagrantes du cessez-le-feu» entré en vigueur vendredi.

Israël a pris le contrôle de plusieurs secteurs du sud du Liban, fief du Hezbollah, après l’attaque du mouvement pro-iranien contre son sol le 2 mars, en représailles à l’offensive israélo-américaine en Iran.

Alors que le cessez-le feu est émaillé de nombreux incidents, de nouvelles discussions «directes» entre le Liban et Israël auront lieu jeudi à Washington, une dizaine de jours après une première session, a indiqué lundi à l’AFP un responsable de la diplomatie américaine.

Le conflit a fait 2454 morts et un million de déplacés dans le pays depuis début mars, d’après un bilan officiel, qui ne précise pas la part de civils et de combattants.

Israël avait de son côté annoncé mi-avril avoir tué plus de 1700 combattants du Hezbollah, des chiffres que l’AFP n’a pas pu vérifier de manière indépendante.