🌍 Conflit au Moyen-Orient

Première rencontre entre Netanyahou et Trump depuis le début du conflit en Iran

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l’Iran.

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President Donald Trump listens as Israel's Prime Minister Benjamin Netanyahu speaks at President Donald Trump's Mar-a-Lago club, Dec. 29, 2025, in Palm Beach, Fla. (AP Photo/Alex Brandon, File) Le président Donald Trump écoute le premier ministre israélien Benjamin Netanyahpu s'exprimer au club Mar-a-Lago du président Donald Trump, le 29 décembre 2025, à Palm Beach, en Floride. Photo AP (Alex Brandon)

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou est arrivé à Washington où il doit rencontrer mardi le président américain Donald Trump, pour la première fois depuis le début du conflit au Moyen-Orient, qui a fait surgir des tensions entre eux.

Les divergences apparues entre les deux alliés ont toutefois été tempérées par des déclarations rassurantes de part et d’autre.

Leurs discussions doivent être centrées sur les dossiers régionaux, en particulier l’Iran, alors que Washington affirme vouloir redonner une chance à la diplomatie, après deux semaines de bombardements sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril.

Israël, qui avait lancé conjointement avec les États-Unis l’offensive sur Téhéran le 28 février ayant déclenché le conflit régional, n’a pas pris part à la dernière vague d’affrontements.

Le rendez-vous «est un grand privilège, mais aussi une grande responsabilité», a déclaré M. Netanyahou avant son départ d’Israël lundi.

«Nous discuterons de tous les sujets (…) avant tout de l’Iran, naturellement, notre objectif est de garantir notre sécurité, mais aussi d’élargir le cercle de la paix autour de nous», a-t-il ajouté.

À son arrivée à Washington, M. Netanyahou a assisté lundi soir à un dîner organisé à la mémoire du sénateur Lindsey Graham, décédé le 11 juillet, a indiqué son cabinet. Il doit également assister à ses obsèques mardi.

Les relations entre M. Trump et M. Netanyahou s’étaient fortement dégradées en avril, lors des négociations sur un premier cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, Donald Trump s’en prenant alors vertement à son allié israélien accusé de faire obstacle aux efforts diplomatiques.

Le président américain avait notamment qualifié Benjamin Netanyahou de «type très difficile» lors d’une interview.

Ce dernier a concédé des «désaccords tactiques», tout en assurant partager avec Donald Trump les mêmes objectifs dans le conflit.

«Pas de rupture»

Mardi, ils doivent aussi discuter de la mise en œuvre de l’accord-cadre conclu sous l’égide des États-Unis entre Israël et le Liban — en vue de leur sortie du conflit — dont l’application reste difficile sur le terrain.

Dimanche encore, l’armée libanaise a condamné la poursuite des opérations militaires d’Israël dans le sud du pays, où, malgré les demandes de retrait de Beyrouth, il occupe un pan de territoire, affirmant vouloir neutraliser le Hezbollah pro-iranien.

Les discussions devraient également porter sur la bande de Gaza, sur fond d’impasse des efforts diplomatiques pour amorcer la reconstruction du territoire palestinien dévasté par 2 ans de conflit entre le Hamas et Israël.

La situation humanitaire y est catastrophique et malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur en octobre 2025, des Palestiniens continuent d’être tués régulièrement par des tirs israéliens, selon les autorités palestiniennes et des sources médicales, l’armée israélienne disant viser des combattants.

Selon Yonatan Freeman, expert en relations internationales à l’Université hébraïque de Jérusalem, le rendez-vous vise avant tout à dissiper les spéculations sur un refroidissement des relations.

«L’enjeu principal est de montrer au monde entier, à l’Iran, mais aussi au Liban et à d’autres pays en particulier, qu’il n’y a pas de rupture ni de désaccord majeur entre les États-Unis et Israël», a-t-il dit à l’AFP, jugeant qu’il existe «davantage de points d’accord que de désaccord» entre eux.

Les éventuelles divergences portent davantage, selon lui, sur les moyens (calendrier, intensité des opérations militaires ou objectifs immédiats) que sur les finalités.

Donald Trump visé par un complot iranien, selon Israël Israël a transmis à Washington des informations selon lesquelles l’Iran prépare un nouveau plan pour assassiner le président Donald Trump.

Selon lui, Donald Trump devrait se concentrer sur ses deux priorités régionales, l’Iran et l’élargissement des accords d’Abraham de normalisation des relations des pays arabes avec Israël.

Selon d’autres observateurs, les échanges pourraient aussi porter sur les modalités d’un éventuel allègement de la présence militaire israélienne dans la région (Liban, Syrie, Gaza).

Plusieurs médias israéliens, citant des sources politiques, ont rapporté que le cabinet de sécurité avait approuvé le cadre juridique permettant le déploiement d’une force internationale de stabilisation (ISF) à Gaza, une décision présentée comme un geste envers Washington.

Cette force internationale, qui s’inscrit dans le cadre du «Conseil de paix» promu par Donald Trump, constitue l’un des volets du dispositif américain envisagé pour l’après-conflit à Gaza.

La visite de Benjamin Netanyahou intervient par ailleurs alors qu’il brigue un nouveau mandat, lors des législatives du 27 octobre.

Les derniers sondages le donnent en difficulté, une partie de l’opinion lui reprochant toujours l’échec de son gouvernement à empêcher l’attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023, qui a déclenché le conflit à Gaza.