Conflit au Moyen-Orient

Pour le fils de l’ancien chah d’Iran, tout successeur de Khamenei sera illégitime

«Quel que soit celui qui sera présenté (…) il manquera de légitimité et sera considéré comme complice du bilan sanglant de ce régime.»

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Des musulmans chiites scandent des slogans lors d'une manifestation à la bougie contre l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Srinagar, dans le Cachemire sous contrôle indien, le mercredi 4 mars 2026. Des musulmans chiites scandent des slogans lors d'une manifestation à la bougie contre l'assassinat du guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, à Srinagar, dans le Cachemire sous contrôle indien, le mercredi 4 mars 2026.

Le fils du dernier chah d’Iran, Reza Pahlavi, a estimé jeudi que toute personne qui prendrait la succession du guide suprême Ali Khamenei, tué au début du conflit déclenché par les frappes israélo-américaines, à la tête de la République islamique, serait illégitime.

«Quel que soit celui qui sera présenté (…) il manquera de légitimité et sera considéré comme complice du bilan sanglant de ce régime et de ses dirigeants criminels, (le fondateur de la République islamique Rouhollah) Khomeini et Khamenei», a-t-il écrit sur X. «La victoire est proche», a aussi assuré, Reza Pahlavi, installé aux États-Unis, qui se présente comme une alternative pour prendre la tête de l’Iran.

L’Iran a officiellement entamé dimanche un processus de transition après la mort d’Ali Khamenei, qui dirigeait l’Iran depuis 1989.

La guerre «ne fait que commencer» disent les É.-U., l’Iran promet une «destruction totale» Israël et les É.-U. ont continué à bombarder Téhéran et plusieurs villes iraniennes, alors que la guerre entrait dans son cinquième jour.

Son fils, Mojtaba Khamenei, figure parmi les prétendants à sa succession, tué samedi dans une frappe, à la tête de l’Iran, où il est considéré comme l’une des personnalités les plus influentes de la République islamique.

Pour ce poste dévolu à un religieux, est également évoqué le nom d’Hassan Khomeini, le petit-fils de l’ayatollah Rouhollah Khomeini.

«À tous les anciens et actuels responsables de la République islamique dont les mains ne sont pas souillées du sang de la nation: respectez la volonté du peuple. Cédez le pouvoir immédiatement et sans violence», a exhorté jeudi Reza Pahlavi.

Depuis la mort de l’ayatollah Khamenei, la transition du pouvoir est assurée par un triumvirat composé du président Massoud Pezeshkian, du chef du pouvoir judiciaire Gholamhossein Mohseni Ejeï et du dignitaire religieux Alireza Arafi, jusqu’à ce que l’Assemblée des experts élise un nouveau guide suprême.