Un officier de police jordanien a succombé jeudi à ses blessures à la suite d’une attaque à l’arme blanche dans la capitale Amman, les autorités parlant d’un «acte terroriste lâche».
Cet incident survient près de deux semaines après une rare attaque menée par des hommes armés contre une église du sud du royaume, qui avait fait neuf morts et plus de 25 blessés.
Un individu a poignardé à la mi-journée un policier qui a immédiatement été transporté à l’hôpital où il est mort, a indiqué dans un communiqué la Direction de la sécurité publique.
Les premières conclusions de l’enquête évoquent un «acte terroriste lâche», a déclaré sur X le ministre chargé de la Communication gouvernementale, Mohammad al-Momani.
«Toute agression contre des membres des forces de sécurité dans l’exercice de leurs fonctions constitue une atteinte au prestige de l’État et à l’État de droit», a-t-il ajouté.
«La Jordanie ne faiblira pas dans son combat contre le terrorisme et l’extrémisme, pas plus qu’elle ne permettra à quiconque de menacer sa sécurité ou de porter atteinte à ses citoyens», a réagi de son côté le roi Abdallah II, cité dans un communiqué du palais.
Un autre agent, venu aider le policier lors de l’attaque, a été blessé et conduit à l’hôpital, selon la Direction de la sécurité publique qui a fait état de l’arrestation de l’assaillant.
D’après des images de la chaîne publique al-Mamlaka, la police a bouclé le périmètre du site de l’attaque devant l’ambassade du Sri Lanka à Amman.
Le 23 octobre, des hommes armés avaient ouvert le feu lors de funérailles dans une église grecque-orthodoxe du gouvernorat de Karak, tuant neuf personnes.
Les trois suspects, qui avaient pris la fuite, avaient été arrêtés trois jours plus tard. La justice a retenu cette semaine des chefs d’accusation liés au terrorisme à leur encontre.
