Conflit au Moyen-Orient

Conflit au Moyen-Orient: plusieurs pays décident de fermer ou transférer leurs ambassades

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L’ambassade américaine vue depuis l’autre rive du Tigre à Bagdad, dimanche 8 mars 2026. L’ambassade américaine vue depuis l’autre rive du Tigre à Bagdad, dimanche 8 mars 2026. (Hadi Mizban)

Plusieurs ambassades occidentales ont décidé depuis le déclenchement du conflit au Moyen-Orient de fermer leurs ambassades ou de transférer leur personnel notamment en Azerbaïdjan, dont les Pays-Bas et le Danemark mardi.

Les Pays-Bas ont annoncé mardi avoir transféré temporairement le personnel de leur ambassade en Iran en Azerbaïdjan, a annoncé le chef de la diplomatie néerlandaise.

Même décision pour Vienne qui avait ordonné samedi le transfert de son ambassade de Téhéran à Bakou.

Le Danemark a ordonné la fermeture temporaire de son ambassade en Iran compte tenu de la situation de sécurité, a annoncé mardi le chef de la diplomatie danoise.

«La situation sécuritaire est si mauvaise que nous ne pouvons plus maintenir une ambassade», a dit à la presse Lars Løkke Rasmussen.

Jeudi dernier, l’Italie a également annoncé la fermeture de son ambassade à Téhéran ainsi que le transfert de son personnel en Azerbaïdjan, soulignant que Rome «n’a pas rompu les relations diplomatiques» avec l’Iran.

À Paris samedi, le gouvernement avait écarté à ce stade, l’hypothèse d’une évacuation de l’ambassade française, a indiqué le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot. Il s’était entretenu avec Cécile Kohler et Jacques Paris, deux ressortissants français accusés d’espionnage par l’Iran mais libérés et assignés à l’ambassade de France à Téhéran.

L’Espagne a achevé samedi l’évacuation de son ambassadeur à Téhéran et du reste du personnel de sa mission diplomatique dans la capitale iranienne, a annoncé le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares.

La Russie a annoncé jeudi avoir évacué les femmes et les enfants de son ambassade en Iran tandis que l’essentiel de son personnel diplomatique reste sur place.

Depuis le 28 février et les frappes israélo-américaines sur l’Iran, la région s’est embrasée et son issue est illisible.