Quatre personnes, dont deux enfants, ont été tuées jeudi dans la bande de Gaza, selon un bilan des services de secours de la Défense civile et des hôpitaux du territoire palestinien.
«Quatre martyrs, dont deux enfants, et des blessés ont été transportés après des frappes aériennes israéliennes», a déclaré à l’AFP le porte-parole de la Défense civile, Mahmoud Bassal.
Selon ce service de secouristes, un Palestinien a été tué et 10 autres blessés dans une frappe aérienne près d’un camp de déplacés installé à côté du stade Yarmouk, dans la ville de Gaza.
L’hôpital Nasser, à Khan Younès (sud), a indiqué à l’AFP que son service des urgences avait reçu les corps de deux personnes, dont une fillette de huit ans, et trois blessés.
L’établissement a mentionné «une frappe menée par un hélicoptère israélien contre la tente de la famille Balawi, à l’ouest de Khan Younès».
Des dizaines de milliers de personnes vivent toujours sous des tentes dans la bande de Gaza, après plus de deux ans de guerre entre Israël et le Hamas ayant ravagé le territoire palestinien.
Le service des urgences de l’hôpital al-Aqsa (centre) a annoncé «un enfant martyr et plusieurs blessés» après une frappe aérienne ayant visé un appartement, dans le camp de réfugiés voisin de Bureij.
L’armée israélienne n’a confirmé aucune de ces frappes en particulier, mais a indiqué à l’AFP que ses soldats «ont frappé plusieurs infrastructures terroristes du Hamas au cours de la nuit» de mercredi à jeudi.
Ces attaques interviennent alors qu’une délégation du Hamas tient au Caire des discussions avec des médiateurs égyptiens, qataris et turcs pour tenter de consolider le cessez-le-feu en vigueur depuis octobre 2025, selon deux sources proches des négociations.
Depuis l’entrée en vigueur de cette trêve fragile, en octobre 2025, Israël continue de mener des frappes quasi-quotidiennes à travers le territoire, dont il contrôle plus de 60%.
Depuis l’annonce du cessez-le-feu, au moins 1214 Palestiniens ont été tués dans la bande de Gaza, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.
L’armée israélienne rapporte avoir perdu cinq soldats dans la bande de Gaza durant la même période, ainsi qu’un employé civil sous contrat.
Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à la bande de Gaza empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur le terrain.
