Six personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi par une frappe aérienne israélienne sur le port de Gaza-ville, ont rapporté les autorités sanitaires gazaouies, faisant également état d’une dizaine de blessés.
Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a déclaré à l’AFP qu’au moins six personnes avaient été tuées, «dont un enfant, et un grand nombre ont été blessées, à la suite d’un raid israélien contre des tentes de déplacés dans le port de Gaza».
L’hôpital Al-Shifa, à Gaza-ville, a indiqué avoir reçu cinq corps et 13 blessés, dont l’un est décédé un peu plus tard.
L’armée israélienne a déclaré avoir lancé une «frappe aérienne précise» visant «plusieurs commandants du Hamas» qui «prévoyaient de mener des attentats terroristes contre des troupes israéliennes dans la bande de Gaza». Elle a affirmé que des «mesures avaient été prises pour limiter les dommages causés aux civils».
Dans un communiqué distinct, l’armée a dit avoir frappé une réunion de commandants des unités d’élite du Hamas, dont l’un avait participé à l’attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre de Gaza.
«Des avions de guerre israéliens ont tiré deux missiles sur le café “Sweet and Bitter” dans le port de pêcheurs à l’ouest de Gaza-ville», a indiqué sur place à l’AFP, Mohammed Alghoul, un témoin.
Le Hamas a condamné cette frappe, affirmant dans un communiqué qu’elle illustrait «le mépris flagrant d’Israël pour tous les appels au cessez-le-feu lancés par les médiateurs et les États garants, y compris l’appel du président Trump hier», en référence aux propos tenus par le dirigeant américain lors d’une interview accordée à Fox News.
Selon les médias israéliens, l’armée israélienne a réduit ses opérations dans la bande de Gaza ces derniers jours sous la pression de Washington et ne mène plus que des frappes visant à neutraliser les menaces imminentes contre ses troupes ou à éliminer les personnes ayant participé à l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre à Gaza.
Cette frappe intervient au lendemain de la rencontre à Jérusalem entre l’émissaire américain Jared Kushner et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a réaffirmé qu’un retrait de l’armée israélienne n’aurait lieu qu’une fois le Hamas complètement désarmé.
Le mouvement islamiste palestinien, dont le dirigeant Khalil al-Hayya s’était entretenu avec M. Kushner dimanche, a déclaré qu’il maintenait son engagement à respecter le plan de paix parrainé par les États-Unis, et a demandé que l’administration américaine fasse pression sur M. Netanyahu pour qu’il respecte ce plan.
