🌍 Conflit au Moyen-Orient

Six personnes, dont un enfant, tuées lors d’une frappe israélienne sur le port de Gaza-ville

L’armée israélienne a déclaré avoir frappé une cible sur la côte de Gaza afin de neutraliser plusieurs commandants du Hamas.

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Des Palestiniens reçoivent des dons alimentaires dans un camp provisoire pour personnes déplacées, situé sur la plage près du port de la ville de Gaza, dimanche 28 décembre 2025. Photo AP Des Palestiniens reçoivent des dons alimentaires dans un camp provisoire pour personnes déplacées, situé sur la plage près du port de la ville de Gaza, dimanche 28 décembre 2025. Photo AP (Jehad Alshrafi)

Six personnes, dont un enfant, ont été tuées mardi par une frappe aérienne israélienne sur le port de Gaza-ville, ont rapporté les autorités sanitaires gazaouies, faisant également état d’une dizaine de blessés.

Mahmoud Bassal, porte-parole de la Défense civile de Gaza, organisation de premiers secours opérant sous l’autorité du Hamas, a déclaré à l’AFP qu’au moins six personnes avaient été tuées, «dont un enfant, et un grand nombre ont été blessées, à la suite d’un raid israélien contre des tentes de déplacés dans le port de Gaza».

L’hôpital Al-Shifa, à Gaza-ville, a indiqué avoir reçu cinq corps et 13 blessés, dont l’un est décédé un peu plus tard.

L’armée israélienne a déclaré avoir lancé une «frappe aérienne précise» visant «plusieurs commandants du Hamas» qui «prévoyaient de mener des attentats terroristes contre des troupes israéliennes dans la bande de Gaza». Elle a affirmé que des «mesures avaient été prises pour limiter les dommages causés aux civils».

Dans un communiqué distinct, l’armée a dit avoir frappé une réunion de commandants des unités d’élite du Hamas, dont l’un avait participé à l’attaque du 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre de Gaza.

«Des avions de guerre israéliens ont tiré deux missiles sur le café “Sweet and Bitter” dans le port de pêcheurs à l’ouest de Gaza-ville», a indiqué sur place à l’AFP, Mohammed Alghoul, un témoin.

Le Hamas a condamné cette frappe, affirmant dans un communiqué qu’elle illustrait «le mépris flagrant d’Israël pour tous les appels au cessez-le-feu lancés par les médiateurs et les États garants, y compris l’appel du président Trump hier», en référence aux propos tenus par le dirigeant américain lors d’une interview accordée à Fox News.

Selon les médias israéliens, l’armée israélienne a réduit ses opérations dans la bande de Gaza ces derniers jours sous la pression de Washington et ne mène plus que des frappes visant à neutraliser les menaces imminentes contre ses troupes ou à éliminer les personnes ayant participé à l’attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, qui a déclenché la guerre à Gaza.

Cette frappe intervient au lendemain de la rencontre à Jérusalem entre l’émissaire américain Jared Kushner et le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui a réaffirmé qu’un retrait de l’armée israélienne n’aurait lieu qu’une fois le Hamas complètement désarmé.

Le mouvement islamiste palestinien, dont le dirigeant Khalil al-Hayya s’était entretenu avec M. Kushner dimanche, a déclaré qu’il maintenait son engagement à respecter le plan de paix parrainé par les États-Unis, et a demandé que l’administration américaine fasse pression sur M. Netanyahu pour qu’il respecte ce plan.

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.