Conflit au Moyen-Orient

Plusieurs morts après une frappe israélienne sur un commissariat à Gaza

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Israel Palestinians Gaza Des Palestiniens portent le corps de Mohammed Salem, directeur du commissariat de Jabaliya, tué lors d'une frappe militaire israélienne, lors de ses funérailles devant l'hôpital Shifa, à Gaza, mardi 14 juillet 2026. (Photo AP/Jehad Alshrafi) (Jehad Alshrafi/AP Photo/Jehad Alshrafi)

La Défense civile de Gaza a annoncé mardi que huit personnes avaient été tuées dans le nord de la bande de Gaza après une frappe israélienne sur un poste de police palestinien, en dépit du cessez-le-feu conclu en octobre 2025.

«Huit martyrs, dont une femme, ont été transportés à l’hôpital al-Chifa de Gaza après un bombardement israélien ayant visé un poste de police (…) à l’ouest du camp de Jabalia», ont déclaré ces services de premiers secours.

L’hôpital al-Chifa de la ville de Gaza, situé au nord du territoire palestinien, a confirmé à l’AFP avoir reçu les huit dépouilles.

Dans un communiqué condamnant la frappe aérienne, le mouvement islamiste Hamas a indiqué que le responsable du commissariat figurait parmi les personnes tuées lors de cette frappe.

L’armée israélienne a pour sa part annoncé dans un communiqué publié mardi soir avoir tué quatre membres du Hamas lors de cette frappe.

«Ces derniers mois, les terroristes s’étaient réunis dans le but de planifier et de mener des attaques terroristes. Ils ont été éliminés afin de neutraliser la menace», a-t-elle indiqué, sans préciser qui étaient les quatre autres personnes tuées.

Le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par de nombreux pays, a pris le pouvoir par la force dans la bande de Gaza en 2007, après avoir remporté les élections législatives de 2006.

Le 6 juillet, il a dissous son administration civile à Gaza mais y reste la force dominante, notamment du fait de sa branche armée.

Israël et le Hamas s’accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1110 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre 2025, selon le ministère de la Santé du territoire, dont les chiffres sont jugés fiables par l’ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l’accès limité à Gaza empêchent l’AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.