L’armée libanaise a annoncé mercredi qu’un de ses soldats et trois civils avaient été blessés dans l’explosion d’un «objet suspect» dans le sud du Liban, après avoir initialement évoqué une frappe israélienne.
Un accord-cadre conclu fin juin entre le Liban et Israël prévoit le déploiement de l’armée et le retrait israélien mais est à l’arrêt.
«Un militaire et trois civils ont été blessés à Nabatiyé al-Fawqa à la suite d’une explosion survenue au moment où l’armée accompagnait des habitants qui inspectaient leurs biens dans la zone», a déclaré l’armée dans un communiqué.
«À la suite de l’enquête et de l’expertise technique, il est apparu que l’incident a résulté de l’explosion d’un objet suspect», a ajouté l’armée.
Elle avait fait état dans un premier communiqué d’«une frappe israélienne ayant visé un véhicule de l’armée» à Nabatiyé al-Fawqa, faisant quatre blessés.
Cette localité est sous le feu israélien depuis des semaines malgré le cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah.
L’armée israélienne n’a pour l’heure pas commenté.
Le Liban et Israël ont conclu en juin un accord-cadre sous l’égide des États-Unis, qui prévoit le retrait progressif des forces israéliennes sous réserve d’un désarmement du Hezbollah pro-iranien.
Mais sa mise en œuvre piétine et Israël a prévenu qu’il resterait dans le sud du Liban tant que perdureraient les menaces sur sa sécurité.
La violence a depuis diminué mais elle n’a pas cessé, Israël continuant à mener des attaques contre le sud du Liban et à procéder à des explosions et dynamitages dans les localités qu’il occupe, alors que le Hezbollah refuse de désarmer.
En visite aux États-Unis, le premier ministre libanais Nawaf Salam a appelé lundi à la poursuite de la mise en œuvre de l’accord-cadre, lors d’une rencontre avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio à Washington.
Le Hezbollah avait entraîné le Liban début mars dans le conflit régional en lançant des attaques contre Israël en soutien à son allié iranien.
Israël a riposté par d’intenses frappes qui ont fait plus de 4300 morts, selon Beyrouth.
