Conflit au Moyen-Orient

Plus d'une douzaine de navires autorisés à faire escale dans des ports iraniens

JD Vance a fait cette annonce jeudi lors d’un point presse à la Maison-Blanche.

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Le vice-président JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison-Blanche, le jeudi 18 juin 2026, à Washington. Photo AP Le vice-président JD Vance s'adresse aux journalistes dans la salle de presse James Brady de la Maison-Blanche, le jeudi 18 juin 2026, à Washington. Photo AP (Jacquelyn Martin)

Le vice-président américain JD Vance a déclaré que la marine américaine avait autorisé plus d’une dizaine de navires à entrer dans des ports iraniens, levant ainsi le blocus dans le cadre d’un accord visant à mettre fin à la guerre.

M. Vance a fait cette annonce jeudi lors d’un point presse à la Maison-Blanche, où il a précisé que le trafic pétrolier avait repris dans le détroit d’Ormuz. Le vice-président républicain a indiqué que plus de 12,5 millions de barils avaient transité par ce chenal maritime mercredi soir.

«Nous respectons donc également notre part de la première phase de l’accord sur le plan militaire», a assuré M. Vance, y voyant un avantage immédiat de l’accord, tout en minimisant les critiques selon lesquelles celui-ci favoriserait l’Iran.

M. Vance a indiqué qu’il prévoyait de se rendre en Suisse pour des discussions sur l’accord avec l’Iran, mais qu’il ne savait pas encore quand cela aurait lieu.

Il devait initialement diriger les négociations sur la mise en œuvre de l’accord avec l’Iran, visant à réduire les stocks d’uranium hautement enrichi de ce dernier et à relancer le trafic pétrolier dans le détroit d’Ormuz.

Deux pétroliers ont quitté mardi l’Iran et franchi le blocus militaire américain sans être interceptés. Un site internet de suivi du trafic maritime a indiqué que ces navires transportaient au total 3,8 millions de barils de pétrole brut iranien.

Dans le même temps, les médias d’État iraniens ont indiqué que le trafic maritime s’était «normalisé» dans les ports du sud de l’Iran, tout en précisant que le détroit d’Ormuz restait surveillé et sous le contrôle de l’armée iranienne, et que le transit par cette voie navigable stratégique nécessitait toujours une coordination.

Selon la société de données maritimes Lloyd’s List Intelligence, les principaux armateurs ont commencé à faire transiter leurs navires par le détroit d’Ormuz depuis la signature de l’accord — bien qu’elle n’ait pas fourni de chiffres sur le nombre de navires ayant franchi le détroit jusqu’à jeudi.

Lors d’une conférence de presse, Richard Meade, rédacteur en chef de Lloyd’s List, a indiqué que, pour la première fois en 110 jours, des navires appartenant à de grandes compagnies transitaient par le détroit après y avoir été pratiquement bloqués depuis février.

Des pétroliers contrôlés par les grands armateurs Grimaldi Group, Cosco, Knutsen et NYK ont franchi le détroit. Deux pétroliers battant pavillon iranien, appartenant à la National Iranian Tanker Company et soumis à des sanctions, sont entrés dans le détroit, selon le Lloyd’s List.

Phillip Belcher, directeur maritime d’Intertanko, un groupement professionnel représentant les armateurs indépendants de pétroliers à l’échelle mondiale, a dit que la voie centrale principale du détroit d’Ormuz restait fermée et comptait environ 80 mines devant être déminées.

Cependant, des navires empruntent la voie nord, plus étroite, qui traverse les eaux iraniennes, ainsi que la voie sud, qui traverse les eaux omanaises.

L’accord prévoit la fin définitive des hostilités et lance un délai de négociation de 60 jours pour parvenir à un accord final sur l’avenir du programme nucléaire iranien, bien que Donald Trump ait laissé la porte ouverte à une reprise des attaques. Il semble offrir d’emblée plusieurs avantages à l’Iran tout en n’exigeant que peu de concessions en contrepartie.

Il stipule que les stocks iraniens d’uranium hautement enrichi, qui seraient enfouis sous les décombres, doivent au minimum être dilués sous supervision internationale. Il stipule également que l’Iran ne doit ni se procurer ni mettre au point d’armes nucléaires — un engagement qu’il avait déjà pris auparavant.

Cependant, au-delà de la simple mention que les États-Unis et l’Iran négocieront au sujet du programme nucléaire iranien, d’autres engagements restent à définir.

Une grande partie de l’accord rétablirait le statu quo d’avant la guerre, notamment en mettant fin aux hostilités, en relançant les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran sur le programme nucléaire de Téhéran, et en rouvrant le détroit d’Ormuz, ce passage crucial pour le pétrole et le gaz naturel mondiaux dont la fermeture a provoqué une crise énergétique historique.