Les États-Unis envisagent d’utiliser une partie de leurs réserves stratégiques de pétrole afin de limiter la hausse des prix provoquée par le conflit au Moyen-Orient, a affirmé mercredi le ministre de l’Intérieur, Doug Burgum, lors d’une entrevue.
«C’est typiquement le genre de moment où il faut envisager d’en utiliser une partie pour réduire la pression sur les marchés mondiaux», a admis M. Burgum, lors d’une entrevue accordée à Fox News.
«C’est dans ces moments que ces réserves sont utiles, dans la mesure où il n’y a pas de pénurie d’énergie dans le monde. Nous sommes confrontés à un problème de transport qui est temporaire», a ajouté le secrétaire à l’Intérieur.
Doug Burgum était interrogé après que le Wall Street Journal a mentionné une proposition de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) de largement utiliser les réserves stratégiques de pétrole dans le monde pour réduire la pression sur les prix de l’énergie.
Selon le quotidien, ce déblocage pourrait concerner l’équivalent de 400 millions de barils, dépassant largement les 182 millions de barils de pétrole mis sur le marché par les États membres en deux phases en 2022, au moment de l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
L’idée a été avancée lors d’une réunion extraordinaire de l’AIE mardi à Paris et une décision est attendue mercredi, selon le quotidien.
En réponse aux frappes américano-israéliennes visant le pays depuis plus d’une dizaine de jours, les Gardiens iraniens de la Révolution cherchent à bloquer le trafic dans le détroit d’Ormuz, l’un des corridors commerciaux les plus stratégiques au monde.
Environ 20% de la production mondiale de pétrole et de gaz naturel liquéfié (GNL) transite par ce détroit coincé entre le sultanat d’Oman et l’Iran.
Les difficultés de navigation ont fortement tendu les marchés des matières premières, les cours du baril du pétrole dépassant en début de semaine les 100 dollars avant de connaître une détente.
