🌍 Conflit au Moyen-Orient

Nucléaire: l'Iran signalé au Conseil de sécurité de l'ONU, une première en 20 ans

23 pays sur les 35 membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA ont voté en faveur de la résolution au siège de l’AIEA à Vienne.

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Le drapeau de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) flotte devant son siège, à Vienne, en Autriche, le 2 mars 2026. Photo AP Le drapeau de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) flotte devant son siège, à Vienne, en Autriche, le 2 mars 2026. Photo AP (Heinz-peter Bader)

Le Conseil des gouverneurs de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) a saisi mercredi le Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) concernant l’Iran, pour la première fois depuis 20 ans, en raison du manque de coopération de ce dernier dans le cadre d’une enquête de longue haleine portant sur des traces d’uranium détectées sur divers sites non déclarés en Iran.

23 pays sur les 35 membres du Conseil des gouverneurs de l’AIEA ont voté en faveur de la résolution au siège de l’AIEA à Vienne.

La Chine, la Russie et le Niger s’y sont opposés, tandis que huit pays se sont abstenus et qu’un autre n’a pas voté en raison d’arriérés de cotisations. La résolution a été présentée par les États-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne.

Cette initiative diplomatique était à l’étude depuis juin 2025, date à laquelle le Conseil des gouverneurs de l’AIEA avait officiellement déclaré la République islamique d’Iran en situation de non-respect de ses obligations en matière de non-prolifération. La raison évoquée était le manque de coopération de Téhéran dans le cadre de l’enquête sur des traces d’uranium détectées par des inspecteurs.

Les responsables occidentaux soupçonnent que ces traces d’uranium pourraient constituer une preuve supplémentaire que l’Iran disposait d’un programme secret d’armes nucléaires jusqu’en 2003.

L’Iran affirme qu’il ne cherche pas à se doter d’armes nucléaires et que son programme est entièrement pacifique.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Le renvoi de l’Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU intervient dans un contexte d’escalade accrue du conflit entre les États-Unis et la République islamique.

Cette semaine, les États-Unis ont détruit cinq pétroliers iraniens et Téhéran a riposté en frappant des cibles américaines en Jordanie, dans ce qui constitue la dernière salve d’attaques réciproques qui ont replongé les deux camps dans des hostilités ouvertes, dans le contexte d’un conflit qui dure depuis plus de 6 mois.

Le renvoi de l’Iran devant le Conseil de sécurité de l’ONU transfère désormais la responsabilité à une instance supérieure, habilitée à prendre des mesures supplémentaires, notamment des sanctions ou le gel des avoirs.

Toutefois, il est peu probable que l’ONU prenne des mesures punitives spécifiques dans ce cas précis, car la Russie et la Chine, alliées de l’Iran, disposent d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU.