Conflit au Moyen-Orient

Nouvelles frappes israéliennes visant le sud du Liban

Malgré une nouvelle trêve, Israël poursuit ses raids et le Hezbollah pro-iranien revendique des attaques quotidiennes.

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Un membre de la protection civile éteint des voitures en feu qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne dans la ville portuaire de Sidon, au Liban, le mercredi 10 juin 2026. Un membre de la protection civile éteint des voitures en feu qui ont été touchées lors d'une frappe aérienne israélienne dans la ville portuaire de Sidon, au Liban, le mercredi 10 juin 2026. (Mohammed Zaatari/AP Photo/Mohammed Zaatari)

Israël a poursuivi mercredi ses frappes sur le sud du Liban, faisant au moins 12 morts, selon une source médicale à l’AFP, et visant une voiture à Saïda, ville généralement épargnée par le conflit en cours avec le Hezbollah.

L’armée israélienne a en outre enlevé deux habitants d’un village frontalier du sud, a annoncé un média d’État libanais. L’armée a indiqué avoir «interpellé ces deux individus suspects» et les avoir emmenés en Israël pour les interroger.

Malgré une nouvelle trêve entre le Liban et Israël, qui négocient à Washington, Israël poursuit ses raids et le Hezbollah pro-iranien revendique des attaques quotidiennes contre ses forces dans le sud.

Ces hostilités se poursuivent alors que les espoirs d’un accord entre les États-Unis et l’Iran pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient ont été douchés par de nouveaux échanges de tirs mercredi.

Dans le sud, l’Agence nationale d’informations (Ani, officielle) a rapporté de nouvelles frappes israéliennes sur des localités proches de Tyr.

Quatre membres de la famille al-Hariri – une femme, sa fille et ses deux fils –, tués lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban, ont été inhumés dans un cimetière de Busra al-Harir, dans la province de Deraa, au sud de la Syrie, le mercredi 10 juin 2026. Quatre membres de la famille al-Hariri – une femme, sa fille et ses deux fils –, tués lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban, ont été inhumés dans un cimetière de Busra al-Harir, dans la province de Deraa, au sud de la Syrie, le mercredi 10 juin 2026. (Omar Albam/AP Photo/Omar Albam)

Huit personnes ont été tuées dans des frappes sur le village de Tayr Debba et quatre autres sur la localité de Deir Qanoun an-Nahr, a indiqué une source médicale à l’AFP.

La veille, de violents raids sur la ville de Tyr avaient fait 11 morts.

Israël avait ordonné mardi à l’ensemble des habitants de la ville millénaire et de ses environs d’évacuer, provoquant un exode précipité.

Plus au nord, une frappe israélienne a visé une voiture dans le centre de Saïda, la grande ville côtière qui constitue la porte du sud du Liban, a indiqué l’Ani.

Un correspondant de l’AFP a entendu une forte détonation et vu des secours retirer deux personnes d’un véhicule en feu sur une artère principale.

Villages isolés

L’armée israélienne a également ordonné aux habitants de trois villages des régions de Saïda et de Nabatiyé d’évacuer en prévision de frappes.

Dans la nuit, la ville de Nabatiyé, désormais quasiment déserte, a été visée par plusieurs frappes selon l’Ani.

L’armée israélienne progresse dans cette région, et avait pris le 31 mai la forteresse historique de Beaufort qui surplombe le secteur.

De son côté, le Hezbollah a affirmé avoir visé mercredi matin l’armée israélienne dans cette région.

Dans la zone frontalière, une patrouille israélienne a enlevé «un membre du conseil municipal de Kfar Chouba et un employé de la municipalité alors qu’ils effectuaient des travaux de pompage d’eau», selon l’Ani.

L’armée israélienne a indiqué pour sa part que «deux individus suspects se sont approchés de la zone où les soldats israéliens mènent des opérations».

Elle a ajouté que les soldats les avaient «interpellés» et «transférés sur le territoire israélien pour y être interrogés plus en détail».

Trump bombarde l’Iran qu’il accuse d’avoir abattu un hélicoptère américain L'armée américaine a annoncé mardi mener des frappes contre l'Iran après qu'un de ses hélicoptères a été abattu près du détroit d'Ormuz.

Kfar Chouba est l’un des rares villages frontaliers dont les habitants sont restés malgré les ordres d’évacuation de l’armée israélienne, qui occupe désormais une partie du sud du pays.

Parmi ces villages figure une poignée de localités chrétiennes dont les représentants ont appelé mardi soir l’État libanais à «ouvrir des couloirs humanitaires» pour permettre l’acheminement d’aide et d’équipes médicales.

Le communiqué du «Rassemblement des villages chrétiens frontaliers» souligne que les routes menant à leurs localités sont désormais «coupées ou extrêmement dangereuses».

Depuis le début, le 2 mars, du nouveau conflit au Liban entre le Hezbollah et Israël, les frappes israéliennes ont fait 3696 morts, selon le dernier bilan des autorités.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans ce conflit régional pour soutenir l’Iran, qui exige que tout accord avec Washington pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient englobe la fin des hostilités sur le front libanais.

L’Iran a annoncé mercredi avoir visé des bases américaines du Golfe en représailles à des frappes de Washington contre des cibles iraniennes le long du détroit d’Ormuz, dans un nouvel embrasement régional après la destruction d’un hélicoptère américain attribuée à Téhéran.