Conflit au Moyen-Orient

Iran: Trump examine la demande du Pakistan de repousser son ultimatum

Au 39e jour du conflit au Moyen-Orient, des ponts, des voies ferrées et une autoroute ont été pris pour cibles dans ce pays.

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Des passants observent de loin les équipes de secours et les premiers intervenants à l'œuvre sur le site d'un attentat qui, selon un responsable de la sécurité présent sur place, a détruit la moitié de la synagogue Khorasaniha et des immeubles résidentiels voisins à Téhéran, en Iran, le mardi 7 avril 2026. Des passants observent de loin les équipes de secours et les premiers intervenants à l'œuvre sur le site d'un attentat qui, selon un responsable de la sécurité présent sur place, a détruit la moitié de la synagogue Khorasaniha et des immeubles résidentiels voisins à Téhéran, en Iran, le mardi 7 avril 2026. (Francisco Seco/AP)

Donald Trump, peu après avoir menacé d’anéantir l’Iran et quelques heures avant que n’expire son ultimatum à Téhéran, a décidé mardi d’examiner une demande du Pakistan, qui l’exhorte à prolonger son délai de deux semaines.

Le président américain «est au courant de la proposition et il y aura une réponse», a dit mardi sa porte-parole Karoline Leavitt.

Le temps presse: Washington a fixé à 20 h l’heure à laquelle l’Iran doit accéder aux demandes américaines, lesquelles ne sont pas tout à fait claires, avant de déclencher une attaque massive.

«Le Président seul sait où nous en sommes et ce qu’il va faire», a commenté, laconique, Karoline Leavitt.

Le dirigeant républicain a émis des menaces particulièrement spectaculaires ces derniers jours. Mais il a, d’un autre côté, habitué le monde aux revirements les plus abrupts.

«Les efforts diplomatiques en vue d’un règlement pacifique de la guerre en cours au Moyen-Orient progressent de manière constante, vigoureuse et déterminée», a déclaré le premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif sur la plateforme X. «Pour laisser la diplomatie suivre son cours, je demande instamment au président Trump de prolonger le délai de deux semaines», a-t-il ajouté.

«Houleuses»

Dans un rapide échange téléphonique avec une journaliste de Fox News, Donald Trump a qualifié les négociations de «houleuses».

Le président américain a encore franchi un palier dans la menace en écrivant mardi matin sur son réseau Truth Social: «Une civilisation entière va mourir ce soir», ajoutant: «Je ne veux pas que cela se produise, mais ce sera probablement le cas».

Sans «accord», à 20h00 le président américain a menacé de détruire de nombreuses infrastructures civiles en Iran, notamment des ponts et des centrales électriques.

Cependant, avant même l’expiration de cet ultimatum, plusieurs infrastructures ont déjà été frappées mardi en Iran, dont deux ponts.

Des frappes ont également été menées contre l’île de Kharg dans le Golfe, point névralgique de l’industrie pétrolière iranienne, a rapporté l’agence de presse iranienne Mehr, des médias américains affirmant de leur côté que Washington avait frappé uniquement des cibles militaires.

En déplacement à Budapest pour soutenir le premier ministre hongrois, Viktor Orban, le vice-président américain, JD Vance, a affirmé que les États-Unis avaient «des outils dans (leur) arsenal que, jusqu’ici, (ils n’avaient) pas décidé d’utiliser».

«Bouffons»

Donald Trump «décidera de les utiliser si les Iraniens ne changent pas de conduite», a ajouté JD Vance, suscitant des spéculations sur un recours à l’arme nucléaire.

Un compte X associé à l’ancienne vice-présidente démocrate Kamala Harris s’est interrogé en ce sens, s’attirant un démenti violent de la Maison-Blanche.

«Rien de ce que dit le vice-président ici ne “laisse entendre” cela, bande d’énormes bouffons», a répondu le compte @RapidResponse47 de la Maison-Blanche.

Au sujet de l’ultimatum fixé par Donald Trump, JD Vance s’est dit «optimiste quant au fait qu’on parvienne à une bonne issue».

Dans son message sur Truth Social, Donald Trump a également laissé la porte ouverte à une issue positive aux négociations.

«Maintenant que nous avons un changement de régime complet et total, où des esprits différents, plus intelligents et moins radicalisés prévalent, peut-être que quelque chose de révolutionnairement génial peut arriver, QUI SAIT?», a-t-il déclaré.

«Que Dieu bénisse le grand peuple d’Iran», a conclu Donald Trump, malgré ses menaces de destruction totale.