🌍 Conflit au Moyen-Orient

Netanyahou menace de représailles en cas d’attaque «ennemie» contre Israël

«Je dis à nos ennemis: si vous n’avez pas encore tiré les leçons et que vous décidez de nous attaquer à nouveau, vous subirez des coups encore plus durs.»

Publié le 

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou assiste à la cérémonie d'ouverture de la Journée du Souvenir à Jérusalem, ce lundi 20 avril 2026. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou assiste à la cérémonie d'ouverture de la Journée du Souvenir à Jérusalem, ce lundi 20 avril 2026. (Marc Israel Sellem/AP)

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a menacé lundi de «coups encore plus durs» si les «ennemis d’Israël décident d’attaquer encore», selon une vidéo diffusée par son bureau.

Revenant sur la destruction des infrastructures souterraines du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban, qualifiée de «victoire majeure», M. Netanyahou a affirmé: «Je dis à nos ennemis: si vous n’avez pas encore tiré les leçons et que vous décidez de nous attaquer à nouveau, vous subirez des coups encore plus durs.»

Jeudi, son bureau et celui du ministre de la Défense Israël Katz avaient déclaré que l’armée israélienne avait «détruit les infrastructures souterraines de l’organisation terroriste Hezbollah de la crête d’Ali Taher, achevant ainsi l’établissement de la zone de sécurité dans le sud du Liban».

Israël affirme que le Hezbollah avait creusé des tunnels dans ce secteur, lui permettant de lancer des drones et des missiles contre les positions militaires israéliennes dans le sud du Liban, ainsi que sur le nord d’Israël de l’autre côté de la frontière.

«Notre politique est claire : nous continuerons à détruire les infrastructures terroristes dans la zone de sécurité au Liban. Nous continuerons à éliminer toute menace pesant sur l’État d’Israël», a encore déclaré M. Netanyahou lundi.

Les défis de l’accord sur le désarmement du Hamas et un retrait israélien de Gaza Voyez le compte-rendu de la situation de Juliette Poireau.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit régional en lançant début mars des attaques contre Israël en soutien à l’Iran, son allié. Les représailles israéliennes ont fait plus de 4300 morts, selon les autorités.

Sous la pression des États-Unis, des responsables libanais ont entamé depuis avril des pourparlers directs avec Israël. Pendant ces négociations, les États-Unis ont proposé que l’armée libanaise prenne le contrôle de la crête d’Ali Taher, mais le Hezbollah a refusé, a indiqué à l’AFP une source proche des participants.