🌍 Conflit au Moyen-Orient

Netanyahou affirme qu’aucun accord n’est possible avec «ces sauvages» en Iran

«Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu.»

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Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au centre, s'entretient avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, à droite, et le secrétaire d'État Marco Rubio, à gauche, avant les funérailles du sénateur Lindsey Graham, républicain de Caroline du Sud, mardi 28 juillet 2026, à la cathédrale nationale de Washington. Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, au centre, s'entretient avec le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, à droite, et le secrétaire d'État Marco Rubio, à gauche, avant les funérailles du sénateur Lindsey Graham, républicain de Caroline du Sud, mardi 28 juillet 2026, à la cathédrale nationale de Washington. (Jacquelyn Martin/AP Photo/Jacquelyn Martin)

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a déclaré qu’aucun accord diplomatique n’était possible avec les dirigeants iraniens, qualifiés de «sauvages», tout en saluant la nouvelle campagne de pression économique du président américain Donald Trump.

Évoquant lors d’un événement sa récente rencontre avec M. Trump en juillet, M. Netanyahou a indiqué mardi soir que les deux hommes avaient parlé des négociations avec l’Iran.

Le premier ministre a raconté avoir dit au président américain : «Je doute qu’avec cette bande là-bas, avec ces sauvages, on puisse parvenir à un accord. Je vous le dis, aucun accord ne peut être conclu».

Virulent critique de l’accord international sur le nucléaire iranien en 2015, dont les États-Unis s’étaient retirés trois ans plus tard, M. Netanyahou a exprimé de longue date son scepticisme quant à la possibilité de parvenir à un accord avec la République islamique par la voie diplomatique.

Il a cependant veillé à ne pas critiquer trop ouvertement M. Trump lorsque celui-ci a cherché une sortie négociée au conflit au Moyen-Orient, déclenché fin février par les frappes israélo-américaines contre l’Iran.

Et il n’a pas eu d’autre choix que d’accepter un cessez-le-feu imposé par les États-Unis en avril.

Les États-Unis ont annoncé lundi un «D-day économique», visant à mettre à genoux l’économie iranienne, déjà placée depuis de longues années sous sanctions.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

M. Netanyahou a apporté mardi son soutien à cette campagne de pression économique.

M. Trump a choisi de cibler l’Iran, mais aussi de «resserrer le blocus contre ceux qui aident ce régime, cette terrible dictature», s’est-il félicité.

Le dirigeant israélien a pendant des années plaidé pour une attaque américaine contre l’Iran, qui soutient des groupes armés comme le Hezbollah libanais ou le Hamas palestinien, auteur de l’attaque sans précédent du 7 octobre 2023 contre Israël.

Dans ses remarques de mardi, M. Netanyahou a indiqué que les deux hommes avaient également évoqué, lors de leur rencontre en juillet à Washington, une éventuelle reprise d’une action militaire contre l’Iran.

«Je lui ai dit : (…) “nous ne permettrons pas à l’Iran de nous attaquer”», a déclaré M. Netanyahou.

«Et si à Dieu ne plaise, ils nous attaquent, ils encaisseront un coup au-delà de leur imagination, bien plus fort que tout ce qu’ils ont subi jusqu’à présent», a-t-il ajouté.

M. Netanyahou a affirmé lundi que l’Iran avait tenté d’assassiner l’un de ses fils, sans donner de détails.

La chaîne d’information américaine Newsmax, citant une source anonyme au sein des forces de l’ordre américaines, a indiqué qu’il s’agissait de Yair Netanyahou, 35 ans, qui a séjourné pendant de longues périodes à Miami, en Floride, depuis début 2024.