Pékin a dit mardi s’opposer aux «sanctions unilatérales illégales», après la menace de Washington de sévir contre quiconque contribuera aux opérations des compagnies aériennes iraniennes.
«La Chine s’oppose systématiquement aux sanctions unilatérales illégales qui ne reposent ni sur le droit international ni sur une autorisation du Conseil de sécurité des Nations unies», a dit lors d’un point presse régulier un porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Guo Jiakun.
La Chine reçoit chaque semaine plusieurs vols de la compagnie iranienne Mahan Air.
Le gouvernement américain a placé sur liste noire début septembre l’intégralité du secteur aérien iranien et menacé de sanctionner toute organisation travaillant avec les compagnies iraniennes.
Le ministre américain des Finances, Scott Bessent, a déclaré lundi que les compagnies iraniennes ne pourraient plus fonctionner nulle part dans le monde à partir de mercredi, sous l’effet des sanctions.
Mahan Air relie Téhéran à Pékin à raison de trois vols hebdomadaires dans chaque sens, à la capitale économique chinoise Shanghai à raison de six vols hebdomadaires et à l’importante métropole commerciale de Canton avec sept vols, selon les dernières données diffusées par la compagnie.
Ces vols étaient encore proposés à la vente mardi pour les jours suivants sur le site en chinois de Mahan Air.
La Chine est un partenaire économique et diplomatique primordial de l’Iran, en conflit avec les États-Unis. La crise au Moyen-Orient devrait figurer parmi les sujets abordés lors du sommet en fin de semaine entre les présidents américain et chinois Donald Trump et Xi Jinping aux États-Unis.
