🌍 Conflit au Moyen-Orient

L'USS Lincoln se rend dans la mer d'Oman pour aider un porte-avions américain

L’USS Lincoln est arrivé au Moyen-Orient en janvier et soutient la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran.

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Iran US Aircraft Carrier ARCHIVES – Des marins et des marines sont alignés sur le pont du porte-avions USS Abraham Lincoln (CVN-72) alors que celui-ci quitte San Diego, le 3 janvier 2021. (K.C. Alfred/The San Diego Union-Tribune via AP)

Le commandant en chef des forces armées américaines au Moyen-Orient, Brad Cooper, s’est rendu à bord de l’USS Lincoln dans la mer d’Oman dans le cadre d’une tournée de dix jours dans la région qui s’est achevée samedi, a indiqué le Commandement central américain.

L’amiral Cooper s’est rendu à bord de l’USS Lincoln dans la mer d’Oman alors que des informations faisaient état de problèmes de santé mentale et d’approvisionnement à bord de ce porte-avions déployé depuis longtemps.

L’USS Lincoln est arrivé au Moyen-Orient en janvier et soutient la guerre menée par les États-Unis contre l’Iran, notamment le blocus des ports iraniens. Son déploiement a atteint une durée record de plus de 240 jours en mer sans interruption.

Les déploiements prolongés des porte-avions – qui peuvent compter plus de 5000 personnes à bord – ont suscité des inquiétudes quant aux conséquences non seulement sur les navires, mais aussi sur les militaires.

«L’histoire retiendra ce déploiement comme l’un des plus intenses et des plus marquants de l’ère moderne sur le plan opérationnel», a déclaré l’amiral Cooper dans un communiqué de presse publié samedi.

Dimanche, il a salué le commandement du porte-avions pour avoir fait de la santé mentale et de la résilience une priorité.

M. Cooper s’est également rendu à Bahreïn, en Irak, en Israël, en Jordanie, en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis pour rencontrer des dirigeants civils et militaires, selon le communiqué du Commandement central.

Le blocus mis en place par la Marine américaine faisait suite à la prise de contrôle du détroit d’Ormuz par l’Iran après le début de la guerre, le 28 février, avec des frappes américaines et israéliennes.

Avant ces événements, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel échangés dans le monde transitait par cette voie navigable située à l’embouchure du golfe Persique.

Les pourparlers entre les États-Unis et l’Iran sont au point mort, tandis que l’Iran discute avec Oman de la manière de gérer le détroit qui les sépare et qui était jusqu’alors considéré comme une voie navigable internationale.

Par ailleurs, les forces armées du Qatar ont capturé et détiennent trois pilotes iraniens portés disparus depuis mars, lorsque leurs avions ont été abattus, a déclaré le Comité des personnes disparues de l’état-major des forces armées iraniennes. Le Qatar a toutefois démenti cette information.

La télévision publique iranienne a rapporté dimanche que le commandant du comité avait réagi en exhortant le Qatar à autoriser des experts de l’armée de l’air iranienne à mener une enquête sur le terrain.

Le communiqué publié samedi affirmait que le Qatar n’avait pas autorisé les pilotes à communiquer avec leurs familles ou les responsables iraniens chargés de leurs dossiers.

Un porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar, Majed Al Ansari, a démenti ces allégations et a indiqué sur le réseau social X que les pilotes avaient été abattus et que les équipes de recherche et de sauvetage du Qatar avaient retrouvé la dépouille de l’un d’entre eux.

Il s’agit du premier cas connu depuis le début de la guerre où l’Iran affirme qu’un pays de la région détient ses combattants. Téhéran a à plusieurs reprises pris pour cible, à l’aide de missiles et de drones, des pays de la région abritant des bases militaires américaines.