Conflit au Moyen-Orient

L’OTAN n’a pas de plan dans le détroit d’Ormuz mais y pense

Le président américain Donald Trump a vertement critiqué les pays européens de l’OTAN pour leur refus de s’impliquer dans le conflit.

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Un patrouilleur fend les flots tandis que des cargos sont à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le samedi 2 mai 2026. Un patrouilleur fend les flots tandis que des cargos sont à l'ancre dans le détroit d'Ormuz, au large de Bandar Abbas, en Iran, le samedi 2 mai 2026. (Amirhosein Khorgooi/AP)

L’OTAN n’a pas préparé de plan sur sa contribution éventuelle à une opération visant à sécuriser le détroit d’Ormuz, bloquée par l’Iran, mais elle y pense, a assuré mardi son commandant suprême le général américain Alexus Grynkewich.

«Est-ce que j’y réfléchis? Absolument. Mais il n’y a encore aucune planification tant que la décision politique n’a pas été prise», a-t-il déclaré devant la presse, interrogé sur un éventuel plan de l’OTAN pour assurer la sécurité de ce détroit.

Le président américain Donald Trump a vertement critiqué les pays européens de l’OTAN pour leur refus de s’impliquer dans le conflit qu’il a déclenché avec Israël contre l’Iran. Il les a sommés à plusieurs reprises de prendre en charge la réouverture du détroit d’Ormuz, où transitait, avant son blocage par Téhéran, autour de 20% du pétrole produit dans le monde.

La France et la Grande-Bretagne ont pris la tête d’une coalition internationale pour assurer la sécurité du détroit, mais uniquement lorsque les conditions seront réunies, soit une fois le conflit au Moyen-Orient terminé.

Trump dit avoir renoncé à une attaque prévue contre l’Iran Donald Trump a annoncé lundi avoir renoncé à une attaque contre l’Iran prévue mardi, cela en réponse à une demande de dirigeants de pays du Golfe, et a affirmé que des «négociations sérieuses» avaient lieu.

«Chaque nation étudie sa réponse et beaucoup, dont la Belgique, la France, l’Allemagne, l’Italie et le Royaume‑Uni, envoient des navires dans la région», a déclaré le général Grynkewich.

Et, a-t-il ajouté, «nous sommes tous d’accord sur le fait qu’il est dans notre intérêt de garantir la liberté de navigation dans les eaux internationales».

Mais la décision d’impliquer l’OTAN dans une telle opération est une «décision politique», qui n’a pas été prise, a assuré le général Grynkewich.

«L’impulsion politique vient en premier, puis la planification formelle intervient ensuite», a-t-il précisé.

Le secrétaire général de l’OTAN Mark Rutte avait indiqué de son côté début mai que les pays européens avaient reçu «cinq sur cinq» le message de frustration de Donald Trump sur l’Iran, après l’annonce du retrait de troupes américaines hors d’Allemagne.

Mais il est resté vague jusqu’à présent sur un éventuel rôle que pourrait jouer l’OTAN dans une opération visant à ramener la sécurité dans le détroit d’Ormuz.