Un marin appartenant à l’équipage d’un pétrolier a été tué après que le navire a été frappé par un projectile non identifié dans le Golfe, a annoncé l’armateur vendredi au lendemain de l’attaque.
Le bateau Velos Sapphire battant pavillon des Îles Marshall faisait route, sans cargaison, vers le port bahreïni de Sitra quand il a été touché par un projectile non identifié, selon un communiqué de l’armateur grec Velos Tanker, relayé par l’agence grecque ANA.
La frappe a déclenché un feu que l’équipage est parvenu à éteindre. La nationalité du marin décédé n’a pas été précisée, et aucune autre victime n’a été signalée, selon la même source.
Par ailleurs, plus tôt ce matin, les Gardiens de la Révolution iraniens ont à nouveau fait état de pétroliers en feu après avoir heurté des mines dans la région du stratégique détroit d’Ormuz, au cœur du conflit entre l’Iran et les États-Unis.
Jeudi déjà, les forces armées avaient affirmé que cinq pétroliers et un remorqueur avaient connu un sort similaire.
L’agence de sécurité maritime britannique UKMTO a signalé de son côté qu’un navire avait essuyé une explosion le même jour au large d’Oman, sans faire de victimes ni d’importants dégâts.
Recrudescence
Mi-octobre, les données de la société de sécurité Vanguard, de l’Organisation maritime internationale (OMI) et de UKMTO avaient montré une recrudescence des attaques.
Il s’agit de «deux pétroliers en infraction — l’un à l’est du détroit d’Ormuz et l’autre à l’intérieur même du détroit — qui tentaient de le franchir par une route non autorisée», avec le soutien de l’armée américaine, ont déclaré vendredi les Gardiens, la puissante armée de la République islamique, dans un communiqué publié par la télévision d’État.
Les deux navires avaient désactivé leurs systèmes de navigation, mais ils ont heurté des mines et «ont pris feu», ont-ils ajouté.
Les déclarations de ce type se sont multipliées ces dernières semaines, Washington assurant au contraire avoir en grande partie déminé cette voie maritime cruciale.
Les agences de sécurité maritime n’ont pas confirmé pour l’heure ces nouvelles affirmations de Téhéran.
L’Iran revendique le contrôle du détroit d’Ormuz, par où transitaient un cinquième des hydrocarbures mondiaux avant le conflit déclenché fin février par des frappes israélo-américaines contre Téhéran. Et il prend régulièrement pour cible des navires qui s’y aventurent sans son autorisation en longeant les côtes omanaises.
Washington impose en retour un blocus des ports iraniens et escorte des pétroliers le long de cette route, alors que les négociations entre les deux pays sont dans l’impasse.
