Conflit au Moyen-Orient

L’Iran réitère qu’un accord avec les États-Unis est conditionnel à un cessez-le-feu au Liban

«Chaque choix a un prix qu’il faudra payer à un moment.»

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«Pas de calme au Liban» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu’il n’y aurait «pas de calme» sans l’arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

L’Iran a réaffirmé lundi que tout accord avec les États-Unis pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient était conditionné à un cessez-le-feu au Liban où l’armée israélienne frappe des positions du Hezbollah, allié de Téhéran.

«Nous insistons sur le fait qu’un cessez-le-feu au Liban est une condition essentielle à tout accord visant à mettre fin à la guerre» avec les États-Unis, a déclaré le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, lors d’une conférence de presse à Téhéran à laquelle a participé l’AFP.

Les affrontements entre Israël et le Hezbollah sont quasi-quotidiens malgré la trêve du 17 avril, qui n’a jamais été respectée. Les États-Unis avaient été le médiateur pour faire taire les armes au Liban.

«Le blocus naval et l’escalade des crimes de guerre au Liban par le régime sioniste génocidaire [Israël] témoignent clairement du non-respect du cessez-le-feu par les États-Unis», a réagi de son côté le chef du Parlement et principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf.

«Chaque choix a un prix qu’il faudra payer à un moment», a-t-il ajouté sans plus de précisions sur le réseau social X.

Ces propos ont été tenus quelques heures après l’ordre donné par Israël à son armée de frapper la banlieue sud de Beyrouth, fief du Hezbollah, mouvement soutenu politiquement, financièrement et militairement par l’Iran.

L’Iran et les États-Unis ont établi un cadre d’accord, en attente de validation par Trump Les États-Unis et l’Iran ont établi un cadre d’accord en vue de mettre fin au conflit au Moyen-Orient, entrée dans son quatrième mois, mais qui n’a pas encore été validé par Donald Trump.

Le Hezbollah est fortement implanté dans la banlieue sud de la capitale libanaise, ainsi que dans le sud et dans l’est du pays.

L’armée israélienne a progressé ces derniers jours plus en profondeur dans le sud du Liban tout en poursuivant des frappes aériennes.

De son côté, le Hezbollah continue ses attaques de drones contre les positions israéliennes, dans le sud du Liban et dans le nord d’Israël.

Le porte-parole de la diplomatie iranienne a par ailleurs accusé les États-Unis de continuer à violer le fragile cessez-le-feu avec l’Iran, en vigueur depuis le 8 avril.

L’armée américaine a annoncé dimanche avoir mené des frappes dans le sud de l’Iran, ciblant des systèmes de radar et contrôle de drones.

«Les États-Unis violent également le cessez-le-feu, y compris ce matin», a fustigé Esmaïl Baghaï.

Cette attaque américaine est la troisième menée en un peu plus d’une semaine contre l’Iran qui a indiqué avoir répliqué militairement.

L’armée du Koweït a rapporté lundi une attaque de drones et missiles sans en préciser la provenance, tandis que les autorités de l’émirat ont pointé du doigt l’Iran.