Conflit au Moyen-Orient

L’Iran laisse davantage de navires passer par le détroit d’Ormuz

«Cela indique que de nombreux pays ont accepté les nouveaux protocoles juridiques que l’Iran et les forces navales du CGRI ont instaurés dans cette région.»

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Des cargos en attente dans le détroit d'Ormuz, près de Bandar Abbas, en Iran, le 4 mai 2026. PHOTO AP Des cargos en attente dans le détroit d'Ormuz, près de Bandar Abbas, en Iran, le 4 mai 2026. PHOTO AP (Amirhosein Khorgooi)

Les Gardiens de la Révolution iraniens permettent désormais à davantage de navires de passer par le détroit d’Ormuz, quasi entièrement paralysé par Téhéran depuis le début du conlit au Moyen-Orient, a affirmé la télévision d’État vendredi.

La veille, la chaîne avait fait état de plus de 30 navires autorisés à transiter au cours de 24 dernières heures par le stratégique détroit, tandis que l’agence de presse Tasnim indiquait que «plusieurs navires chinois» avaient été autorisés à passer.

«Davantage de navires peuvent désormais passer par le détroit d’Ormuz avec la coordination des forces navales du Corps des Gardiens de la Révolution islamique (CGRI)», a assuré un journaliste de la télévision d’État, depuis la ville portuaire méridionale de Bandar Abbas.

«Cela indique que de nombreux pays ont accepté les nouveaux protocoles juridiques que l’Iran et les forces navales du CGRI ont instaurés dans cette région et dans le détroit d’Ormuz», a-t-il affirmé.

L’Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Trump L’impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient: le pouvoir iranien a écarté mardi l’idée d’amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes «à mettre à la poubelle».

Le Parlement iranien examine des propositions visant à renforcer le contrôle sur cette voie navigable, alors que son vice-président Hamidreza Hajibabaei avait annoncé le 23 avril que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage du détroit.

Un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde y passe d’ordinaire.

Son contrôle par l’Iran reste l’un des principaux points d’achoppement dans les négociations pour mettre fin au conflit avec les États-Unis, qui n’ont jusqu’à présent pas permis de rendre durable le fragile cessez-le-feu en vigueur depuis le 8 avril.

En riposte à son blocage quasi total par l’Iran, les États-Unis imposent un blocus des ports iraniens.