Conflit au Moyen-Orient

L’Iran exige la «fin de la guerre dans la région» et le déblocage des avoirs gelés

«La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran.»

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Des motos passent devant un panneau d'affichage représentant le défunt Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors des frappes américaines et israéliennes du 28 février, son poing serré entouré de ceux de ses partisans, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le mercredi 6 mai 2026. (Photo AP) Des motos passent devant un panneau d'affichage représentant le défunt Guide suprême iranien, l'ayatollah Ali Khamenei, tué lors des frappes américaines et israéliennes du 28 février, son poing serré entouré de ceux de ses partisans, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le mercredi 6 mai 2026. (Photo AP) (Vahid Salemi)

L’Iran a demandé, dans sa réponse aux propositions américaines, la fin du conflit dans l’ensemble de la région, y compris au Liban, et le déblocage des avoirs iraniens gelés, selon le ministère des Affaires étrangères.

«La seule chose que nous avons exigée, ce sont les droits légitimes de l’Iran», a déclaré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, lors d’un point presse hebdomadaire, alors que le président américain Donald Trump a jugé la réponse iranienne «totalement inacceptable».

Téhéran réclame notamment «la fin de la guerre dans la région», la levée du blocus américain des ports iraniens et «la libération des avoirs appartenant au peuple iranien, qui sont injustement bloqués depuis des années», a-t-il énuméré.

«Toute ingérence dans le détroit d’Ormuz ne ferait que compliquer davantage la situation», a ajouté Esmaïl Baghaï, insistant, à l’attention des pays européens, qu’une éventuelle implication dans cette «crise ne leur apporterait certainement aucun bénéfice».

Le Royaume-Uni et la France tentent de mettre sur pied une coalition internationale visant à sécuriser ce détroit stratégique pour les exportations de pétrole, après un règlement du conflit.

Les États-Unis et l’Iran s’accusent de violer le cessez-le-feu Par Lila Mouch | Des affrontements ont éclaté vendredi dans le détroit d’Ormuz entre l’Iran et les États-Unis, nouveaux accrocs au cessez-le-feu au moment où Washington attend une réponse de Téhéran à sa dernière proposition en vue de mettre durablement fin aux hostilités.

Les ministres de la Défense de ces deux pays coprésideront mardi une réunion en visioconférence avec une quarantaine de leurs homologues de pays prêts à contribuer à une telle mission, a annoncé Londres.

Vendredi, le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio avait sommé les Européens de venir en aide dans le détroit soumis à un contrôle de l’Iran et à un blocus des ports iraniens par les États-Unis.

Par ailleurs, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères iranien a démenti lundi les allégations faisant état de possibles fuites d’installations pétrolières iraniennes dans le Golfe, en raison de capacités de stockage saturées.

Elles sont «fabriquées de toutes pièces», a-t-il dit, ajoutant que Téhéran était de manière générale «très préoccupé par les dégâts environnementaux» dans la zone.

Certains médias, dont la chaîne américaine Fox News, ont suggéré que les capacités de l’Iran pourraient être sous pression, le blocus naval américain perturbant la capacité du pays à exporter ou stocker du brut.

Ces derniers jours, des images satellite semblaient montrer une nappe de pétrole, dont on ignorait la cause, au large de l’île de Kharg, principal terminal pétrolier iranien, par lequel transite en temps normal 90% du brut de la République islamique.