Conflit au Moyen-Orient

L’Iran dit que le contrôle d’Ormuz lui assurera d’importantes recettes économiques

«Notre contrôle du détroit d’Ormuz [...] renforcera notre influence sur la scène internationale.»

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Des cargos ont jeté l'ancre dans le détroit d'Ormuz, près de Bandar Abbas, en Iran, le 2 mai 2026. Des cargos ont jeté l'ancre dans le détroit d'Ormuz, près de Bandar Abbas, en Iran, le 2 mai 2026. (Amirhosein Khorgooi./ISNA via AP)

Un porte-parole de l’armée iranienne a estimé mercredi que le contrôle par Téhéran du détroit d’Ormuz pourrait générer «d’importantes» retombées économiques et renforcer la stature internationale du pays.

Le blocage de cette voie maritime stratégique — par laquelle transite habituellement près de 20% de l’offre pétrolière mondiale — a secoué les marchés internationaux depuis le début du conflit au Moyen-Orient et offert à Téhéran un levier géopolitique de premier plan.

Les États-Unis maintiennent leur propre blocus des ports iraniens malgré le fragile cessez-le-feu entré en vigueur le 8 avril.

«Notre contrôle du détroit d’Ormuz générera d’importantes recettes économiques pour notre pays — pouvant même doubler nos revenus pétroliers — et renforcera notre influence sur la scène internationale», a déclaré Mohammad Akraminia, un porte-parole de l’armée iranienne, selon l’agence de presse officielle Isna.

Il a ajouté que la partie occidentale du détroit était contrôlée par les forces navales des Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, et que la partie orientale était supervisée par la marine iranienne.

L’Iran écarte tout compromis après le rejet de sa proposition par Trump L’impasse diplomatique se prolonge au Moyen-Orient: le pouvoir iranien a écarté mardi l’idée d’amender ses propositions pour mettre durablement fin à la guerre, qui sont jugées par le président Donald Trump comme bonnes «à mettre à la poubelle».

Ce contrôle de l’Iran reste l’un des principaux points d’achoppement dans les négociations pour mettre fin au conflit avec les États-Unis, qui n’ont jusqu’à présent pas abouti à une percée.

Mercredi, Ebrahim Azizi, président de la commission du Parlement sur la sécurité nationale, a déclaré que sa commission avait finalisé un plan de gestion de la voie navigable.

L’Iran «entend utiliser cette position stratégique comme levier de pouvoir grâce à une gestion stratégique du détroit d’Ormuz», a-t-il assuré, d’après la télévision d’État.

Hamidreza Hajibabaei, vice-président du Parlement iranien, avait annoncé le 23 avril que Téhéran avait reçu ses premiers revenus issus des droits de passage du détroit d’Ormuz.