🌍 Conflit au Moyen-Orient

L'Iran dit attendre une réponse des États-Unis à ses conditions

On ignore à quelle date ces conditions ont été communiquées.

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Des partisans houthis scandent des slogans lors d'une manifestation à Sanaa, au Yémen, le 18 septembre 2026. AP/Osamah Abdulrahman Des partisans houthis scandent des slogans lors d'une manifestation à Sanaa, au Yémen, le 18 septembre 2026. AP (Osamah Abdulrahman)

L’Iran dit attendre une réponse des États-Unis à ses conditions pour mettre fin à la guerre.

Le président du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, Mohsen Rezaei, a déclaré à Al Jazeera que l’Iran attendait la réponse du président Donald Trump après que Téhéran eut transmis ses conditions pour mettre fin à la guerre par l’intermédiaire du Qatar.

On ignore à quelle date ces conditions ont été communiquées. M. Rezaei a précisé que l’Iran souhaite mettre fin aux combats sur tous les fronts. Téhéran demande aussi la restitution des avoirs saisis à l’Iran et la levée du blocus naval américain sur les ports iraniens. Les précédentes négociations entre les États-Unis et l’Iran avaient échoué.

Il a également indiqué que l’Iran souhaitait voir cesser les combats opposant le Yémen et l’Arabie saoudite.

Toutefois, à ce chapitre, les houthis continuent de harceler les autorités saoudiennes. Au moins une explosion a été entendue à Riyad après la première alerte lancée pour la capitale saoudienne depuis la dernière escalade des combats avec les rebelles houthis du Yémen, soutenus par l’Iran. Des habitants vivant près de l’aéroport ont déclaré avoir aperçu un panache de fumée en fin de matinée.

Aucune victime ni aucun dégât n’ont été signalés. Les autorités saoudiennes n’ont pas fait de commentaire et n’ont pas précisé ce qui avait déclenché les alertes, mais elles avaient précédemment indiqué avoir intercepté des missiles et des drones houthis.

Les rebelles disent avoir visé des lieux stratégiques à Riyad et des installations de la société pétrolière Aramco dans le port de Yanbu, sur la mer Rouge, causant de «grands incendies». Personne ne l’a confirmé.

Trafic maritime

Le ministre pakistanais des Affaires étrangères, Ishaq Dar, a abordé la question de la continuité de l’approvisionnement énergétique et de la sécurité du passage des navires commerciaux lors d’un entretien téléphonique avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

Le ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué que M. Dar avait évoqué les répercussions potentielles de ces perturbations sur les pays en développement et les chaînes d’approvisionnement mondiales.

La hausse des prix de l’énergie a accru la pression sur le gouvernement du premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif. Un parti islamiste a menacé de manifester dans la capitale, Islamabad, si le gouvernement ne baissait pas les prix des carburants.

Le chef du Commandement central américain a déclaré que l’armée avait facilité le transit d’un milliard de barils de pétrole par le détroit d’Ormuz au cours des deux derniers mois et a affirmé que l’Iran n’avait « exporté aucun baril » en raison d’un blocus américain.

L’amiral Brad Cooper a indiqué que les principales voies de transit du détroit avaient été déminées et que le volume de pétrole, de gaz naturel et de marchandises transitant au cours des deux dernières semaines était le plus élevé depuis six mois — soit peu après le début de la guerre, marqué par les frappes américaines et israéliennes.

Mais, selon les observateurs, le trafic maritime reste bien en deçà des niveaux d’avant-guerre. L’Iran continue d’attaquer des navires tout en affirmant son contrôle sur cette voie navigable par laquelle était transporté, avant la guerre, environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel échangés dans le monde.