Conflit au Moyen-Orient

L’Iran dénonce des «violations» du cessez-le-feu par les États-Unis après des frappes

L’Iran prendra «toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté nationale».

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Une femme brandit des photos du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei (à gauche), et de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné, lors d'un rassemblement organisé par l'État à Téhéran, en Iran, le 29 avril 2026. Photo AP Une femme brandit des photos du Guide suprême iranien, l'ayatollah Mojtaba Khamenei (à gauche), et de son père, l'ayatollah Ali Khamenei, assassiné, lors d'un rassemblement organisé par l'État à Téhéran, en Iran, le 29 avril 2026. Photo AP (Vahid Salemi)

Le ministère iranien des Affaires étrangères a fermement condamné jeudi ce qu’il a qualifié de «violations continues du cessez-le-feu» par les États-Unis, notamment après des frappes aériennes «menées ces derniers jours» contre le sud de l’Iran.

L’Iran prendra «toutes les mesures nécessaires pour défendre sa souveraineté nationale», a assuré le porte-parole du ministère, Esmaïl Baghaï, dans un communiqué qui évoque les «violations continues du cessez-le-feu par les États-Unis, notamment les attaques contre la navigation commerciale dans le golfe Persique et en haute mer, ainsi que les frappes aériennes menées ces derniers jours contre le sud de l’Iran».

Il a également dénoncé la «rhétorique menaçante des responsables américains à l’encontre de l’Iran et de plusieurs pays de la région», à la suite de déclarations de Donald Trump sur Oman.

Les forces américaines ont frappé une base au sol à Bandar Abbas, a annoncé à l’AFP dans la nuit de mercredi à jeudi un responsable américain sous le couvert de l’anonymat, provoquant une riposte immédiate de l’Iran.

Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé jeudi avoir visé une base américaine, sans préciser laquelle. Mais de son côté, l’armée koweïtienne a annoncé jeudi faire face à «des attaques menées par des missiles et des drones».

Trump n'est «pas satisfait» pour l’instant des propositions de l’Iran L’Iran a jugé mercredi peu probable la reprise des hostilités avec les États-Unis, malgré les récentes frappes américaines, sur fond de regain d’optimisme des marchés où les cours du pétrole reculaient.

Ces incidents se produisent malgré les échanges diplomatiques en cours entre Téhéran et Washington visant à élaborer un accord pour mettre fin au conflit, qui a débuté le 28 février.

Mercredi, le président américain Donald Trump a menacé de «finir le travail» si Téhéran n’acceptait pas de compromis, et a également menacé Oman, allié des États-Unis et un des médiateurs dans ce conflit.

Ses déclarations faisaient suite à la diffusion par la télévision d’État iranienne d’un projet d’accord en discussion, suggérant que l’Iran conserverait le contrôle du détroit d’Ormuz, en coopération avec Oman.

«Ce sont des eaux internationales. Nous le surveillerons mais personne ne le contrôlera», a déclaré le président américain. «Oman se comportera comme les autres ou alors il faudra les pulvériser. Ils le savent», a-t-il averti.

Le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères a condamné ces propos, affirmant que les menaces contre Oman constituaient «un signe inquiétant de la normalisation de l’anarchie et de l’intimidation dans les relations internationales».