Conflit au Moyen-Orient

L’Iran au menu de la réunion des chefs de la diplomatie du G7 en France

Les pays du G7 — hors États-Unis — ne cessent d’appeler à la désescalade au Moyen-Orient.

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L'Iran au menu de la réunion des chefs de la diplomatie du G7 près de Paris L'Iran au menu de la réunion des chefs de la diplomatie du G7 près de Paris (Agence France-Presse)

Les chefs de la diplomatie du G7 se réunissent jeudi et vendredi près de Paris pour évoquer notamment le conflit au Proche et Moyen-Orient, qui ne montre pas de signe d’affaiblissement.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont également été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

Les pays du G7 — hors États-Unis — ne cessent d’appeler à la désescalade au Moyen-Orient, refusant d’être engagés militairement dans un conflit aux répercussions économiques mondiales.

Pour l’heure, l’Iran rejette un plan américain destiné à mettre fin au conflit, selon la télévision d’État, tandis que la Maison-Blanche menace de déchaîner «l’enfer» sur le pays en cas d’échec des négociations.

Au Liban, Israël a élargi sa «zone tampon» dans le sud du pays et le groupe chiite pro-iranien Hezbollah, qui a entraîné début mars le Liban dans le conflit, refuse de négocier «sous le feu».

La réunion des ministres du G7 débutera formellement jeudi en début d’après-midi sans le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio, retenu à Washington, selon une source diplomatique.

Celui-ci rejoindra vendredi matin ses homologues allemand, britannique, canadien, italien, français et japonais à l’Abbaye des Vaux-de-Cernay, près de Rambouillet, à une cinquantaine de kilomètres de Paris.

Il s’agira de sa première visite à l’étranger depuis le lancement du conflit en Iran, il y a près d’un mois.

La France, qui dispose de bases militaires dans les pays du Golfe, s’efforce de conserver une posture «purement défensive».

De son côté, «la diplomatie italienne réaffirmera l’engagement de l’Italie à promouvoir une désescalade, ainsi que la disponibilité du gouvernement italien à contribuer aux efforts visant à garantir un passage sûr à travers le détroit d’Ormuz», a fait savoir une source diplomatique italienne.

Le Royaume-Uni et la France vont réunir cette semaine une trentaine de pays prêts à former une coalition visant à participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, dont le transit commercial est quasi paralysé depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par des frappes israélo-américaines sur l’Iran.

L’Iran rejette le plan de cessez-le-feu américain La télévision d’État iranienne, citant un responsable non identifié, a affirmé mercredi que l’Iran avait refusé le plan de paix proposé par les États-Unis pour mettre fin à près d’un mois de conflit.

L’un des objectifs de ce G7, sous présidence française, sera «de traiter des grands déséquilibres mondiaux qui expliquent à bien des égards le niveau de tension et de rivalité auquel nous assistons avec des conséquences très concrètes pour nos concitoyens», avait expliqué mardi à l’AFP le ministre français des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot, en référence notamment à l’envolée des cours pétroliers.

Les chefs de la diplomatie des grands pays émergents (Inde et Brésil) ont également été invités, de même que les ministres ukrainien, saoudien et sud-coréen.

Outre le Moyen-Orient, les ministres du G7 consacreront une session de travail à l’Ukraine envahie par la Russie, et devraient réaffirmer leur soutien à Kiev.

Jean-Noël Barrot a assuré, lors d’un entretien à l’AFP mardi, que le soutien «à la résistance ukrainienne» et la pression sur la Russie allaient se poursuivre.

La cheffe de la diplomatie européenne Kaja Kallas sera également présente pour participer notamment à «un dialogue stratégique entre l’UE et le Japon».

Plutôt qu’un communiqué conjoint, cette réunion s’achèvera avec un communiqué de la présidence française, a indiqué une source diplomatique.

Elle précèdera un G7 Finances et Énergie avec les Banques centrales programmée lundi en visio-conférence.