Conflit au Moyen-Orient

L’Iran appelle les États-Unis à abandonner leurs «demandes excessives» dans les négociations

«À ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé.»

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Des véhicules passent devant un panneau d'affichage représentant le détroit d'Ormuz et les lèvres cousues du président américain Donald Trump, sur une place du centre-ville de Téhéran, en Iran, le samedi 2 mai 2026. Des véhicules passent devant un panneau d'affichage représentant le détroit d'Ormuz et les lèvres cousues du président américain Donald Trump, sur une place du centre-ville de Téhéran, en Iran, le samedi 2 mai 2026. (Vahid Salemi)

L’Iran a appelé lundi les États-Unis à «adopter une approche raisonnable» et à abandonner les «demandes excessives», après avoir reçu une réponse de Washington à sa nouvelle proposition dans le cadre des négociations de paix entre les deux pays.

«À ce stade, notre priorité est de mettre fin à la guerre. Nous ne pouvons ignorer les leçons du passé. Nous avons négocié à deux reprises sur les aspects nucléaires et, simultanément, nous avons été attaqués par les États-Unis», a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

Téhéran était engagé dans des discussions avec Washington concernant le programme nucléaire iranien lorsque les États-Unis et Israël ont attaqué l’Iran le 28 février, comme en juin 2025 lors de la guerre de 12 jours.

Un fragile cessez-le-feu est désormais en vigueur depuis le 8 avril après 40 jours de bombardements, mais les négociations piétinent.

Si les Iraniens et Américains ont repris le dialogue par l’intermédiaire du Pakistan, les pourparlers qui ont eu lieu à Islamabad le 11 avril se sont soldés par un échec.

Pour tenter de sortir de l’impasse, Téhéran a soumis une nouvelle proposition à Washington, qui y a répondu, avait indiqué dimanche la diplomatie iranienne, disant examiner cette réponse.

«L’autre partie doit se résoudre à adopter une approche raisonnable et abandonner les demandes excessives concernant l’Iran», a affirmé Esmaïl Baghaï lors d’un point de presse hebdomadaire auquel l’AFP a assisté.

L’un des principaux points d’achoppement est le contrôle exercé par l’Iran sur le stratégique détroit d’Ormuz, quasi bloqué depuis le début du conflit, et par lequel transitait auparavant un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Le président américain Donald Trump a affirmé dimanche que les États-Unis allaient escorter les navires pour débloquer cette voie navigable. L’armée américaine sera attaquée si elle s’approche du détroit, a mis en garde l’Iran.

«Les Américains doivent comprendre qu’ils ne peuvent recourir aux menaces et au langage de la force contre la nation iranienne», a souligné M. Baghaï.

«La République islamique d’Iran a montré qu’elle se considérait comme la gardienne et la protectrice du détroit d’Ormuz», a-t-il poursuivi, relevant qu’avant le conflit cette voie était «sûre et sécurisée».

Selon le porte-parole, «la communauté internationale doit demander des comptes aux États-Unis et au régime sioniste (Israël, NDLR) pour avoir provoqué l’insécurité sur cette voie maritime et créé des problèmes dont les répercussions se font sentir partout dans le monde».