🌍 Conflit au Moyen-Orient

L'Iran annonce dimanche une frappe sur un navire américain dans le détroit d'Ormuz

Des experts ont qualifié cet incident d’escalade dangereuse.

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Un nageur reste près du rivage alors qu’un bateau à moteur passe devant des navires commerciaux ancrés dans le détroit d’Ormuz au large de Bandar Abbas, en Iran, le vendredi 4 septembre 2026. (Vahid Salemi/AP)

L’Iran a déclaré dimanche avoir frappé un navire américain sans équipage qui tentait de pénétrer dans le détroit d’Ormuz, une affirmation que l’armée américaine a qualifiée de «mensonge total».

Cette attaque présumée est survenue un jour après que l’armée américaine a rapporté que ses forces avaient frappé trois pétroliers iraniens en riposte à des tirs de missiles balistiques visant des navires de guerre de la marine américaine.

Des experts ont qualifié cet incident d’escalade dangereuse, après que les précédentes attaques iraniennes en mer avaient visé des navires marchands.

La guerre a débuté le 28 février avec des attaques américaines et israéliennes contre l’Iran. Depuis l’annonce d’un accord de cessez-le-feu en juin, des combats sporadiques se sont poursuivis, les deux camps s’efforçant d’attaquer les plans militaires et économiques du camp adverse alors que les négociations ont échoué.

Les États-Unis et l’Iran ont repris leurs attaques la semaine dernière, après un mois de calme relatif, le détroit d’Ormuz et les localités iraniennes situées le long de celui-ci étant à nouveau pris pour cibles. Au moins cinq personnes ont été tuées en début de semaine lors d’un bombardement américain qui a de nouveau attiré l’attention sur la zone où une école avait été touchée lors des premières frappes de la guerre.

L’administration américaine de Donald Trump semble avoir adopté une double approche face au conflit: elle réagit militairement aux attaques contre le détroit tout en s’en prenant aux institutions financières étrangères qui gèrent les fonds iraniens.

Toutefois, les nouveaux dirigeants de Téhéran, partisans de la ligne dure, ont fait savoir qu’ils étaient prêts à tenir bon après avoir résisté à des décennies de sanctions.

Au fil des ans, l’Iran a trouvé des moyens de contourner les sanctions, et désormais le blocus américain, et d’acheminer son pétrole vers ses acheteurs afin d’atténuer les pressions économiques croissantes. Cela repose en partie sur une flotte clandestine chargée de transporter son pétrole.

Le nouveau levier de Téhéran repose sur le détroit d’Ormuz, qui revêt une importance cruciale pour les transports mondiaux de pétrole et de gaz naturel. Il était considéré comme une voie navigable internationale avant le début de la guerre.

Dimanche, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a indiqué qu’en moyenne, neuf millions de barils de pétrole par jour transitaient par le détroit, ce qui devrait contribuer à soulager la pression sur les prix de l’énergie. Son estimation semblait dépasser les flux moyens enregistrés au cours des 28 derniers jours dans le détroit, selon TankerTrackers.com et d’autres sources.

M. Wright a dit à CNN qu’avec le pétrole transitant également par les pipelines de la région, «nous en sommes probablement aux deux tiers, voire plus, des débits d’avant le conflit».

Mais ces débits dépendent de la présence de la marine américaine, qui aide à escorter les pétroliers et assure une certaine protection contre d’éventuelles attaques iraniennes. M. Wright a affirmé qu’il s’attendait à ce que d’autres pays finissent par soutenir les efforts de la marine.

Par ailleurs, le programme nucléaire iranien, qui a contribué au déclenchement de la guerre, devait faire l’objet de négociations qui ont échoué peu après la signature d’un protocole d’accord entre les États-Unis et l’Iran à la mi-juin.

Selon des diplomates, les États-Unis, le Royaume-Uni, la France et l’Allemagne cherchent à saisir le Conseil de sécurité de l’ONU au sujet de l’Iran pour non-respect de ses obligations en matière de non-prolifération nucléaire.