Conflit au Moyen-Orient

L’Iran affirme que les échanges avec les États-Unis se poursuivent via le Pakistan

L’Iran «n’entrera dans aucune négociation pour accepter seulement les conditions américaines», a-t-on prévenu.

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Un homme fait le signe de la victoire tout en brandissant un drapeau iranien devant un panneau d'affichage anti-américain représentant des avions américains pris dans le filet des forces armées iraniennes, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le lundi 13 avril 2026. Un homme fait le signe de la victoire tout en brandissant un drapeau iranien devant un panneau d'affichage anti-américain représentant des avions américains pris dans le filet des forces armées iraniennes, dans le centre-ville de Téhéran, en Iran, le lundi 13 avril 2026. (Vahid Salemi)

L’Iran a affirmé mercredi que les échanges avec les États-Unis se poursuivaient, par l’intermédiaire du Pakistan, après l’échec de leurs discussions pour mettre fin durablement au conflit au Moyen-Orient à Islamabad la fin de semaine dernière.

«Depuis dimanche, lorsque la délégation iranienne est rentrée à Téhéran, plusieurs messages ont été échangés via le Pakistan», a affirmé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï.

«Aujourd’hui [mercredi], nous devrions très probablement recevoir une délégation pakistanaise en guise de continuation des discussions à Islamabad», a-t-il ajouté, lors d’un point presse hebdomadaire.

Mais l’Iran «n’entrera dans aucune négociation pour accepter seulement les conditions américaines», a-t-il affirmé.

Une première session de négociations entre les États-Unis et l’Iran a eu lieu ce week-end au Pakistan, après l’entrée en vigueur le 8 avril d’un cessez-le-feu de deux semaines dans le conflit déclenché le 28 février par une attaque israélo-américaine contre l’Iran.

La délégation américaine était dirigée par le vice-président JD Vance et la partie iranienne par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf.

Israël et le Liban acceptent d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable Israël et le Liban ont accepté mardi d’entamer des négociations directes en vue d’une paix durable à l’issue de «discussions productives» à Washington.

Les deux parties se sont renvoyés la responsabilité de l’échec des deux parties à trouver un accord.

Le président américain, Donald Trump, a reproché à l’Iran de ne pas avoir rouvert le détroit d’Ormuz — verrouillé par Téhéran depuis le début du conflit — et de refuser de s’engager à ne pas se doter de l’arme nucléaire, une ambition démentie par Téhéran.

Des informations publiées depuis indiquent que Washington demandait une suspension de 20 ans de l’enrichissement d’uranium par l’Iran, qui proposait en retour une suspension de cinq ans — une offre rejetée par les responsables américains.

Mercredi, M. Baghaï a déclaré que certaines des demandes américaines lors des négociations étaient «déraisonnables et irréalistes», sans plus de détails.

Il a insisté sur le droit de l’Iran à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, affirmant qu’il ne pouvait lui être «retiré sous la pression ou par la guerre».

Selon lui, l’Iran «doit pouvoir poursuivre l’enrichissement en fonction de ses besoins», mais le niveau d’enrichissement reste «négociable».

M. Baghaï a aussi critiqué le blocus naval américain imposé aux ports iraniens depuis lundi, affirmant qu’il «n’aurait pas de succès».