La délégation iranienne présente à New York, qui a tenu la semaine dernière des discussions indirectes avec les États-Unis pour mettre fin au conflit, ne prévoit pas de nouveaux pourparlers avant son départ mardi, selon un média d’État.
Alors que Donald Trump a évoqué une possible reprise des discussions cette semaine, Téhéran affirme de son côté attendre de recevoir une réponse formelle des États-Unis pour décider de la suite, sans fermer la porte à d’autres pourparlers.
Des discussions indirectes se sont tenues mardi dernier, sous la médiation du Qatar, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, entre d’un côté les émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, de l’autre le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi.
L’Iran a dit avoir présenté sept conditions pour mettre fin au conflit et rouvrir le détroit d’Ormuz.
«La délégation iranienne présente à New York ne prévoit pas de négociations avec les États-Unis», écrit lundi l’agence de presse gouvernementale Irna, citant une source proche de la délégation iranienne.
«Les points de vue et les positions de la République islamique d’Iran ont été communiqués clairement et explicitement à la partie américaine mardi dernier par l’intermédiaire d’un médiateur qatari», ajoute Irna, précisant que la délégation iranienne regagnera Téhéran mardi.
Donald Trump a rejeté publiquement samedi l’offre iranienne, et a déclaré dimanche au média américain Axios s’attendre à une reprise des discussions avec l’Iran dans les prochains jours.
Selon Axios, des discussions indirectes pourraient avoir lieu dès ce lundi, moins d’une semaine après les précédents pourparlers.
Le détroit d’Ormuz, par où transitait avant-conflit un cinquième des hydrocarbures mondiaux, est au cœur du conflit que les États-Unis et Israël ont déclenché fin février avec des frappes sur l’Iran.
Depuis, la République islamique en revendique le contrôle, et Washington impose en retour un blocus aux ports iraniens.
L’Iran exige, comme préalable à toute réouverture du détroit d’Ormuz, la cessation de toutes les hostilités au Moyen-Orient durant sept jours, y compris au Liban, le déblocage d’avoirs gelés iraniens, la levée des sanctions sur le pétrole iranien et la fin du blocus naval américain contre l’Iran.
Sur le terrain, une accalmie est toutefois observée ces dernières semaines: les États-Unis n’ont pas frappé l’Iran depuis le 1er septembre, même si des navires sont régulièrement pris pour cible dans le détroit d’Ormuz.
