🌍 Conflit au Moyen-Orient

L’Iran rejette les «mensonges» de Trump sur un contrôle américain du détroit d’Ormuz

Il reste «sous la gestion et le contrôle total de la République islamique, et aucun navire commercial ou pétrolier n’a eu et n’aura la possibilité d’y naviguer».

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Des traces de pétrole jonchent le rivage près des bateaux de pêche sur l'île de Qeshm, en Iran, ce jeudi 13 août 2026, alors que se poursuivent les attaques belligérantes contre des navires et des infrastructures dans le détroit d'Ormuz et aux alentours. Des traces de pétrole jonchent le rivage près des bateaux de pêche sur l'île de Qeshm, en Iran, ce jeudi 13 août 2026, alors que se poursuivent les attaques belligérantes contre des navires et des infrastructures dans le détroit d'Ormuz et aux alentours. (Amirhosein Khorgooi/AP Photo/Amirhosein Khorgooi)

Les forces armées iraniennes ont fustigé jeudi «les mensonges» du président américain Donald Trump, qui a affirmé la veille que les États-Unis avaient un contrôle «total» du stratégique détroit d’Ormuz.

«Les fausses affirmations des États-Unis selon lesquelles les navires traversent normalement le détroit d’Ormuz (…) ne sont rien d’autre que des mensonges et des inventions», a déclaré Ebrahim Zolfaghari, porte-parole du commandement central Khatam al-Anbiya.

Ormuz reste «sous la gestion et le contrôle total de la République islamique, et aucun navire commercial ou pétrolier n’a eu et n’aura la possibilité d’y naviguer en toute sécurité sans l’autorisation et la supervision des puissantes forces armées iraniennes», a-t-il ajouté dans une vidéo diffusée par la télévision d’État.

Donald Trump, qui semble désormais privilégier une approche plus attentiste face à l’Iran, a assuré mercredi sur son réseau Truth Social que les États-Unis avaient un contrôle «total» du détroit et allaient le «garder».

Dans les faits, ce passage stratégique pour le commerce mondial de pétrole est verrouillé par l’Iran depuis le début du conflit, alors que les États-Unis imposent de leur côté un blocus aux ports iraniens.

Téhéran exige des navires une autorisation et veut imposer à terme des frais de service, ce à quoi s’oppose fermement Washington.

Un autre haut responsable iranien avait également démenti plus tôt les déclarations du président américain.

«Aujourd’hui, vous voyez que le détroit d’Ormuz est sous la gestion et le contrôle de la République islamique, et que notre pays poursuit sa trajectoire en toute sécurité», a insisté Hossein Taeb, chef des forces paramilitaires du Bassidj, affiliées aux Gardiens de la Révolution, la puissante force armée de la République islamique.

Les hostilités ont repris entre les deux pays début juillet, quand le protocole d’accord conclu en juin pour mettre durablement fin au conflit au Moyen-Orient a volé en éclats.

Reprise des négociations entre l’Iran et les États-Unis, selon Trump Donald Trump a annoncé une reprise du dialogue avec l’Iran, démentie par Téhéran qui a assuré qu’il n’y avait pas de négociations en cours.

Les frappes ont cessé depuis fin juillet, Donald Trump assurant que des négociations étaient en cours avec l’Iran, qui a démenti, assurant de son côté ne parler qu’avec Oman d’un futur itinéraire pour franchir le détroit d’Ormuz.

Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi a accusé jeudi les États-Unis de «mauvais calculs» liés à des défaillances du renseignement.

«Un exemple: la guerre contre l’Iran. Maintenant, un mauvais calcul encore plus important sur le détroit d’Ormuz», a-t-il écrit sur X.

Le député iranien Behnam Saeedi, membre de la commission de la sécurité nationale, a de son côté affirmé que les navires israéliens et les bâtiments militaires américains seraient interdits de passage dans le détroit.

«Les navires appartenant au régime sioniste n’auront en aucun cas le droit de traverser le détroit d’Ormuz, que ce soit en temps de guerre ou de paix», a-t-il déclaré à la télévision d’État, ajoutant que «les navires militaires américains seront également interdits de passage».