L’Iran a présenté une nouvelle offre en vue de la reprise des négociations avec les États-Unis, actuellement au point mort, pour mettre fin durablement au conflit, a annoncé l’agence officielle iranienne Irna.
«La République islamique a transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, médiateur dans les discussions avec les États-Unis», selon l’agence, qui n’a pas donné plus de détails.
La Maison-Blanche a décliné tout commentaire sur la nouvelle offre, se bornant à dire que les «discussions continuaient».
«Nous ne donnons pas de détails sur des conversations privées. Le président Trump a fait savoir clairement que l’Iran ne doit jamais être doté d’armes nucléaires et les négociations continuent pour assurer la sécurité nationale à court et long terme des États-Unis», a fait savoir Anna Kelly, porte-parole adjointe de l’exécutif américain, dans une déclaration transmise à l’AFP.
Plus tard, le président américain Donald Trump s’est dit «pas satisfait» de la dernière proposition iranienne.
«À l’heure qu’il est, je ne suis pas satisfait par ce qu’ils offrent», a déclaré M. Trump à la presse depuis les jardins de la Maison-Blanche, tout en répétant qu’à son sens les dirigeants iraniens sont «désarticulés» et incapables de s’entendre sur une stratégie de sortie du conflit.
Un cessez-le-feu est entré en vigueur le 8 avril, après quasiment 40 jours de frappes israélo-américaines sur l’Iran et de représailles de Téhéran dans la région, et les négociations de paix piétinent depuis.
Une seule session de discussions s’est tenue le 11 avril au Pakistan, mais elle s’est soldée par un échec. Le détroit d’Ormuz reste verrouillé par les forces armées iraniennes, tandis que Washington maintient son blocus des ports iraniens.
Téhéran avait fait plus tôt cette semaine une précédente offre rejetée par Donald Trump. Selon un article du site américain Axios, relayé par l’agence officielle iranienne Irna, elle entendait repousser à une date ultérieure les discussions sur le dossier nucléaire.
Or il s’agit d’une question centrale pour les États-Unis et Israël, qui accusent l’Iran de vouloir se doter de la bombe atomique — ce que le pays dément.
Dans le cadre des tractations en cours, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, s’est entretenu vendredi par téléphone avec ses homologues d’Arabie saoudite, du Qatar, de Turquie, d’Irak et d’Azerbaïdjan pour évoquer les dernières «initiatives de la République islamique visant à mettre fin à la guerre», selon un communiqué du ministère.
