Conflit au Moyen-Orient

Liban: un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahou

Une telle rencontre «facilitée par le président Trump», serait une «occasion historique» pour le Liban.

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Le président libanais Joseph Aoun observe la scène lors d'une rencontre avec le président chypriote Nikos Christodoulides au palais présidentiel de Nicosie, la capitale de Chypre, le mercredi 9 juillet 2025. Le président libanais Joseph Aoun observe la scène lors d'une rencontre avec le président chypriote Nikos Christodoulides au palais présidentiel de Nicosie, la capitale de Chypre, le mercredi 9 juillet 2025.

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu’un accord de sécurité avec Israël et la «fin des agressions israéliennes» devaient précéder toute rencontre avec le premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, que les États-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que «le moment n’était pas approprié pour une réunion» avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

«Il faut parvenir d’abord à un accord de sécurité» et obtenir «l’arrêt des agressions israéliennes» contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d’engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était «sans retour», répétant que le processus visait à obtenir «le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers» libanais.

Une troisième session de «discussions préliminaires» en vue de ces négociations est attendue «ces prochains jours», a indiqué le communiqué de la présidence.

L’ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahou, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans le conflit entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Trump: cessez-le-feu entre Israël et le Liban Donald Trump a annoncé jeudi que le premier ministre israélien et le président libanais étaient d’accord pour un cessez-le-feu de 10 jours.

Une telle rencontre «facilitée par le président Trump», serait une «occasion historique» pour le Liban «de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante», avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d’Israël et du Liban aux États-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l’ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu’elles seraient «une concession gratuite, sans résultat».

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit régional le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Ce conflit dévastateur a fait près de 2700 morts et plus d’un million de déplacés.