Conflit au Moyen-Orient

Liban: les négociations visent à mettre fin aux hostilités et à l’occupation israélienne

Face à la réticence d’une partie de la population, le président Joseph Aoun a insisté sur la souveraineté du Liban dans ces discussions annoncées par Donald Trump.

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Le président libanais Joseph Aoun à la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2025. Le président libanais Joseph Aoun à la 80e session de l'Assemblée générale des Nations unies, le 23 septembre 2025. (Stefan Jeremiah | Associated Press)

Le président libanais Joseph Aoun a déclaré lundi que les négociations directes avec Israël visaient à faire cesser de manière durable le conflit et l’occupation israélienne dans le sud du Liban.

«Le choix des négociations a pour objectif de mettre fin aux hostilités et à l’occupation israélienne dans des régions du sud du Liban, et de déployer l’armée (libanaise) jusqu’aux frontières internationalement reconnues» avec Israël, a-t-il indiqué.

L’ancien ambassadeur du Liban à Washington, Simon Karam, présidera la délégation libanaise «dans les négociations bilatérales», qui seront «distinctes» des pourparlers entre l’Iran et les États-Unis, a poursuivi M. Aoun, cité dans un communiqué de la présidence.

Face à la réticence d’une partie de la population, le président a insisté sur la souveraineté du Liban dans ces discussions annoncées par Donald Trump.

«Personne ne partagera cette tâche avec le Liban, ni le remplacera dans cette mission», a-t-il assuré, appelant au «plus large soutien national possible» afin qu’elles atteignent leurs objectifs.

Trump: cessez-le-feu entre Israël et le Liban Donald Trump a annoncé jeudi que le premier ministre israélien et le président libanais étaient d’accord pour un cessez-le-feu de 10 jours.

Le Hezbollah, qui a attaqué Israël le 2 mars en représailles à l’offensive israélo-américaine contre l’Iran, a prévenu que ses combattants gardaient le «doigt sur la gâchette» malgré la trêve, affirmant se méfier du «double jeu» israélien.

La formation pro-iranienne s’oppose aux pourparlers directs avec Israël et accuse le chef de l’État et le gouvernement d’entraîner le pays vers «la capitulation».

La trêve au Liban a été réclamée par Téhéran comme l’une des conditions à la reprise de pourparlers avec Washington, en vue de prolonger le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis et de travailler aux conditions d’une paix durable.

«Le Liban a deux choix, soit la poursuite de la guerre avec ses conséquences humanitaires, sociales, économiques et en lien avec la souveraineté, soit les négociations pour mettre fin à la guerre et aboutir à une stabilité durable», a conclu le président libanais.