Conflit au Moyen-Orient

Liban: les armes du Hezbollah ne font pas partie des négociations avec Israël, dit son chef

«Nous ne nous rendrons pas et transformerons la bataille en enfer pour Israël.»

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Des habitants déplacés brandissent un drapeau du Hezbollah pour célébrer leur retour dans leurs villages à la suite d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, à Zefta, dans le sud du Liban, le vendredi 17 avril 2026. (Photo AP) Des habitants déplacés brandissent un drapeau du Hezbollah pour célébrer leur retour dans leurs villages à la suite d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hezbollah, à Zefta, dans le sud du Liban, le vendredi 17 avril 2026. (Photo AP) (Hassan Ammar)

Le chef du Hezbollah libanais a affirmé mardi que la question du désarmement de sa formation, exigé par Israël, ne faisait pas partie des «négociations», ajoutant que son groupe allait transformer la bataille avec l’armée israélienne «en enfer».

«Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (…) c’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a dit Naïm Qassem dans un message aux combattants du groupe pro-iranien.

«Nous ne nous rendrons pas et transformerons la bataille en enfer pour Israël», a-t-il ajouté, alors que le Liban et Israël doivent tenir une troisième session de négociations à Washington jeudi.

C’est à l’issue de la première réunion, au niveau des ambassadeurs dans la capitale fédérale américaine, que le président Donald Trump avait annoncé un cessez-le-feu sur le front libanais du conflit au Moyen-Orient, en vigueur depuis le 17 avril.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans un nouveau conflit avec Israël le 2 mars en attaquant son ennemi juré au moyen de roquettes pour venger la mort du guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février.

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Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud.

Malgré la trêve, les frappes se poursuivent et ont fait au moins 380 morts depuis le 17 avril.

Aux termes de l’accord de cessez-le-feu, Israël se réserve «le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense», une clause contestée par le Hezbollah.

Le groupe pro-iranien, le seul à ne pas avoir été désarmé à l’issue de la guerre civile au Liban (1975-1990), rejette les discussions directes avec Israël, inédites depuis 1993.

Naïm Qassem a réitéré mardi son appel à «un retrait des négociations directes, qui ne bénéficient qu’à Israël et constituent des concessions sans contrepartie faites par les autorités libanaises».

«Nous faisons face à une agression israélo-américaine qui veut asservir le Liban», a-t-il ajouté, en promettant de «de continuer à défendre le Liban et son peuple, pour aussi longtemps que nécessaire, quels que soient les sacrifices».