Conflit au Moyen-Orient

Le Liban annonce qu’une délégation américaine supervisera le début du retrait israélien

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Un soldat israélien s'affaire près d'un char, près de la frontière avec le Liban, dans le nord d'Israël, ce mercredi 1er juillet 2026. Un soldat israélien s'affaire près d'un char, près de la frontière avec le Liban, dans le nord d'Israël, ce mercredi 1er juillet 2026. (Ariel Schalit/AP Photo/Ariel Schalit)

L’ambassadeur des États-Unis au Liban a informé le président libanais jeudi de la venue prochaine d’une délégation américaine pour superviser le début de l’application du retrait israélien de «zones pilotes» dans le sud, a rapporté la présidence.

Un accord-cadre conclu à Washington le 26 juin entre le Liban et Israël, en conflit depuis des décennies, prévoit que l’armée libanaise commence à se déployer dans des zones dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud, sous réserve du désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Or Beyrouth exige que l’armée israélienne s’en retire avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome les 15 et 16 juillet, a indiqué mercredi à l’AFP une source diplomatique au courant des négociations.

Reçu par le président libanais Joseph Aoun, l’ambassadeur américain Michel Issa l’a informé qu’une «délégation militaire arriverait à Beyrouth dans les prochains jours pour coordonner et définir le mécanisme de mise en œuvre sur le terrain» de la clause relative aux «zones pilotes», selon un communiqué de la présidence.

C’est à l’issue de «réunions de coordination» que sera fixée la date du début de son application, a précisé l’ambassadeur, insistant sur «la nécessité d’éviter tout vide lors du retrait des forces israéliennes».

L’accord-cadre n’établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir pour l’heure maintenir ses troupes dans une zone pouvant s’étendre jusqu’à dix kilomètres de sa frontière.

Le président libanais Joseph Aoun a de son côté appelé une nouvelle fois les États-Unis à «faire pression sur Israël». Il a également souligné, devant des visiteurs, «l’importance de parvenir à mettre fin à l’état d’hostilité» avec son voisin.

Cet accord a été conclu à l’issue de cinq cycles de négociations entre le Liban et Israël, inédites depuis des décennies, à Washington.

Les négociations de Rome seront suivies par une visite de M. Aoun aux États-Unis, prévue le 21 juillet selon l’ambassade libanaise à Washington.

Le Hezbollah, qui a entraîné le Liban dans le conflit régional en mars en soutien à Téhéran, est opposé aux négociations directes avec Israël et refuse d’être désarmé.

«Aucune clause de l’accord ne passera», a une nouvelle fois martelé cette semaine le chef du Hezbollah Naïm Kassem.