🌍 Conflit au Moyen-Orient

Les troupes israéliennes resteront au Liban, en Syrie et à Gaza, selon un ministre

«L’armée est ici pour protéger les localités du nord» d’Israël.

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Des soldats israéliens circulent en voiture dans le sud du Liban, vus depuis le nord d’Israël, le mardi 21 juillet 2026. Photo AP Des soldats israéliens circulent en voiture dans le sud du Liban, vus depuis le nord d’Israël, le mardi 21 juillet 2026. Photo AP (Ariel Schalit)

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, s’est rendu mercredi dans le sud du Liban, réaffirmant sa détermination à maintenir des troupes dans une zone qu’elles occupent dans cette région, ainsi qu’en Syrie et à Gaza.

«Comme le premier ministre et moi-même l’avons clairement affirmé, nous ne nous retirons pas de cette zone de sécurité» — le terme par lequel Israël désigne la bande territoriale qu’il occupe — a dit M. Katz, cité par son bureau.

«L’armée est ici pour protéger les localités du nord» d’Israël «et ses propres forces. Nous nettoierons cette zone (…) Nous ne nous retirerons en aucun cas des zones de sécurité: ni au Liban, ni en Syrie, ni à Gaza», a-t-il insisté.

Les forces israéliennes sont déployées et poursuivent leurs opérations sur une bande d’environ 10 kilomètres à l’intérieur du pays voisin, le long de la frontière.

L’armée «détruit les infrastructures souterraines» dans la zone et «toutes les maisons», a affirmé le ministre.

Israël et le Liban, toujours techniquement en conflit, ont signé un accord-cadre fin juin qui prévoit le déploiement de l’armée libanaise dans le sud, à commencer par des «zones pilotes» qu’Israël doit évacuer sous réserve d’un désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le mouvement islamiste rejette cet accord et refuse de déposer les armes.

Malgré un cessez-le-feu en vigueur depuis juin, Israël poursuit des frappes ponctuelles au Liban.

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Le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui ont fait plus de 4300 morts selon Beyrouth.

À Gaza, où un fragile cessez-le-feu est en vigueur depuis octobre 2025, les forces israéliennes occupent plus de 60% du petit territoire surpeuplé.

La semaine dernière, le premier ministre Benjamin Netanyahou a rejeté une feuille de route américaine prévoyant le désarmement du Hamas et à terme le retrait israélien, excluant le départ de ses troupes «tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé».

Selon un responsable du département d’État américain, les États-Unis organiseront un nouveau cycle de négociations entre Israël et le Liban début septembre à Rome, dans le but de mettre fin aux hostilités entre les deux pays.